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Des souvenirs en or pour les anciens

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Les anciennes vedettes des Remparts gardent toutes un souvenir impérissable de leur passage dans l’uniforme des Diables rouges.

«Les Remparts nous remercient ce soir et nous honorent, mais c’est nous qui devons les remercier, a raconté Guy Lafleur, qui a soulevé la coupe Memorial en 1971. Nous avons été choyés de jouer avec les Remparts. Nous avions une équipe en or, comme le disait le slogan de l’époque. Nous avons eu tellement de plaisir. On gagnait, ce qui aidait, mais il y avait une belle atmosphère. L’organisation était extraordinaire.»

«Tout a commencé pour moi à Québec à 10, 11 et 12 ans, à l’occasion du tournoi pee-wee, de poursuivre le Démon blond. Paul Dumont est par la suite venu me chercher à Thurso et cela a lancé ma carrière.»

André Savard abondait dans le même sens. «Nous avons été chanceux de faire partie d’une telle équipe. L’ambiance au Colisée était incroyable. Nous gardons des souvenirs incroyables.»

Toujours associé aux Oilers d’Edmonton dans des fonctions qui ne sont pas reliées au hockey, Kevin Lowe n’a pas oublié son séjour avec les Remparts malgré tous ses succès dans la LNH et dans l’équipe canadienne.

«Quand je pense à ma carrière, je pense à mes années avec les Remparts malgré mes coupes Stanley, mes médailles d’or avec l’équipe canadienne et mes participations au match des étoiles. Mario Marois a été mon premier capitaine, et on évoluait sur la même paire de défenseurs.»

Gagné impressionné

Idole de plusieurs, Simon Gagné avait à son tour les yeux grands de côtoyer les vedettes de la première génération des Remparts.

«C’est impressionnant de voir toute cette brochette de joueurs, a souligné l’ancien attaquant des Flyers, des Kings et des Bruins. J’ai vu jouer Kevin [Lowe], Mario [Marois] ainsi que Guy Lafleur avec les Rangers et les Nordiques. Avec les anciens Canadiens à l’occasion, c’est vraiment impressionnant de le côtoyer. Et ses statistiques le sont aussi. Guy est tellement généreux et facile d’approche.»

Gagné a vécu la première édition de la deuxième génération des Remparts, qui ont repris vie au PEPS de l’Université Laval en 1999.

«Je ne veux pas dire que j’ai vécu la misère, mais j’ai goûté à l’époque des Harfangs de Beauport et des rumeurs de déménagement à Lewiston, a-t-il souligné. Quand Jacques [Tanguay], Michel [Cadrin] et Patrick [Roy] ont relancé les Remparts, tout a changé du jour au lendemain. Nous sommes devenus une organisation de première classe. En compagnie d’Éric [Chouinard] et de Maxime [Ouellet], qui sont honorés eux aussi ce soir, je retiens une fierté d’avoir fait partie de la première édition de la deuxième génération des Remparts.»