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Une acquisition à la Serge Savard?

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Le légendaire Serge Savard n’hypothéquerait pas le futur des Canadiens de Montréal à la date limite des transactions... mais il prêterait une oreille attentive si l’occasion se présente d’ajouter une dimension différente à l'équipe.

En entrevue à l'émission «JiC», jeudi, l’ancien DG du Tricolore a évoqué la transaction qui lui a permis d’acquérir le joueur de centre Bobby Smith, l’un des artisans de la conquête de la coupe Stanley de 1986.

«Parfois, tu constates qu’il manque un morceau et qu’il y a quelque chose qui pourrait donner une dimension différente à ton équipe», a expliqué Savard.

«Il n’y a pas grand monde qui pensait qu’on allait gagner [en 1986] et on a remporté la coupe Stanley, a mentionné le membre du Temple de la renommée. Bobby Smith, je ne dirais pas que c’est lui qui nous a amené la coupe, mais il nous a apporté une dimension que l’on n’avait pas.»

Savard croit d’ailleurs que, compte tenu de la parité à travers le circuit, la mouture actuelle du CH peut tenir tête à la plupart des équipes un soir donné.

«Il y a quelques équipes qui semblent être dans une autre classe, mais pour le reste, tu peux battre n’importe qui n’importe quel soir», a-t-il fait valoir.

Hausser les attentes

Les attentes fondées envers les Canadiens sont beaucoup plus modestes qu’à l’époque où le club enfilait les coupes Stanley, regrette Savard.

«Nous, on a gâté nos partisans. Le monde s’attendait à ce qu’on gagne la coupe Stanley ou au moins qu’on se rende assez loin. L’été, les gens nous arrêtaient dans la rue et nous demandaient : "Allez-vous gagner l’année prochaine?"»

Au fil des ans, cette question est plutôt devenue : «allez-vous faire les séries?» Puis, avant le début de la présente saison, les partisans souhaitaient simplement que l’équipe donne un bon spectacle.

Selon l’ancien numéro 18, il y a lieu d’être plus ambitieux.

«Je trouve qu’on baisse la barre. Écoute, il faut la mettre un petit peu plus haute que ça», a plaidé Savard, tout en se disant conscient de la réalité du circuit d'aujourd'hui, avec son plafond salarial et ses 31 équipes.

Voyez l’entrevue complète avec Serge Savard dans la vidéo ci-dessus.