SPO-Tomas Plekanec du Canadien de Montréal sera placé au ballottage

Crédit : MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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«C’était une journée triste» - Tomas Plekanec

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Jesperi Kotkaniemi a déjoué les plans d’un peu tout le monde en faisant ses débuts dans la Ligue nationale de hockey (LNH) dès l’âge de 18 ans. Le Finlandais a poussé un plus vieux à la retraite. C’est la simple loi du sport. Le plus vieux a pour nom, Tomas Plekanec.

Le 10 novembre, Plekanec a annoncé sa retraite de la LNH. Durant son deuxième séjour à Montréal, il n’aura joué que trois matchs.

«Oui, c’était une journée triste, s’est remémoré Plekanec. Quand tu choisis de partir de la LNH, c’est inévitablement un moment triste. J’y jouais depuis longtemps. J’aurais aimé y rester jusqu’à la fin. Je devais toutefois rester réaliste et vivre dans le présent. Je comprenais la situation du Canadien de Montréal. Je n’avais plus un rôle important. Je devais l’accepter et fermer la page d’un très long chapitre. Je suis en paix avec cette décision.»

À l’ouverture du marché des joueurs autonomes du 1er juillet, le Tchèque était rentré au bercail en paraphant un contrat d’un an et 2,25 millions $. Quelques mois plus tard, il a accepté de briser cette entente, soulageant du même coup Marc Bergevin qui se retrouvait avec un surplus d’attaquants.

«Il n’y avait pas d’entente entre Marc et moi, a-t-il précisé. Je n’avais pas parlé de mon futur rôle au sein de l’équipe, je n’avais aucune promesse. J’avais accepté un contrat d’un an, c’est tout. J’espérais jouer l’année au complet à Montréal, mais ce ne fut pas le cas. J’avais rapidement compris le message en ne jouant pas dès le premier match de l’année à Toronto. Le CH désirait faire confiance à des plus jeunes. C’est normal.»

Plekanec a également tourné à la dérision la théorie de la blessure fantôme qui l’a forcé à s’absenter pour dix rencontres en début de saison.

«J’avais une réelle blessure au dos. J’ai eu besoin de plus de temps pour revenir au jeu. Je croyais revenir rapidement, mais je ne guérissais pas aussi vite que je le voulais.»

Un chiffre magique

À l’inverse d’Andreï Markov qui aura terminé sa carrière à 990 matchs avec le CH, Plekanec aura eu le bonheur de vivre son 1000e match dans la LNH.

«Je ne sais pas comment le décrire. Vous savez quoi, ça reste juste un chiffre. Tu peux finir à 990 matchs ou à 1000 matchs, il n’y a pas de différence. Mais le chiffre 1000 ressort plus. C’est plus beau sur un papier! Je n’avais jamais pensé jouer autant de matchs dans la LNH. J’étais ému le soir de mon 1000e match. Je repensais à mes coéquipiers de mes débuts jusqu’à la fin.»

«Je m’ennuie de l’atmosphère de la LNH, jouer au sein de la meilleure ligue au monde et contre les meilleurs joueurs me manque, a-t-il poursuivi. Je m’ennuie aussi de mes coéquipiers avec le Canadien. J’avais plusieurs bons amis au sein du vestiaire, mais j’avais aussi construit de bonnes relations avec des soigneurs, les responsables de l’équipement et d’autres personnes qui travaillaient dans l’ombre. Je me sentais chez moi avec le Canadien.»

De bons mots pour Bergevin

La fin de parcours abrupte de Plekanec avec le Tricolore n’a en rien brisé son lien de confiance et d’amitié envers son ancien DG.

«Marc a toujours agi avec classe, a-t-il affirmé. J’ai apprécié sa façon de m’approcher avant de m’échanger aux Maple Leafs. Comme joueur, tu ne contrôles pas ton sort en temps normal. "Berg" m’a montré énormément de respect. Il m’a expliqué ses motivations pour m’échanger et je pouvais le comprendre. Nous connaissions une mauvaise saison et il cherchait à acquérir des choix ou de jeunes espoirs. Je lui avais juste dit qu’idéalement, j’espérais ne pas partir trop loin de Montréal. Je voulais rester assez proche de mes enfants. Il comprenait ce côté humain.»

«Quand je suis parti pour Toronto, j’avais déjà comme objectif de revenir à Montréal l’été suivant. Mais il n’y avait rien de coulé dans le béton. Tu ne sais jamais ce qui peut survenir. Marc m’avait juste dit qu’on se reparlerait au cours de l’été et je lui avais répondu qu’il était mieux de me parler puisque je souhaitais revenir à Montréal.»

Plekanec gardera toujours une place de choix pour Montréal.

«C’est une ville où j’ai vécu 14 ans. J’ai toujours dit que j’avais deux villes dans mon cœur, Kladno et Montréal. Ma première maison a toujours été Kladno en République tchèque, et Montréal restera toujours ma deuxième maison. Quand j’y retournerai, je deviendrai maintenant un touriste à Montréal, ça sera bizarre!»