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Un peu de nos «Z’Amours» au Super Bowl

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Jared Goff deviendra dimanche le seul quart-arrière dans l’histoire à prendre part au Super Bowl à sa troisième saison après avoir été le tout premier choix au repêchage par les Rams de Los Angeles. Mais bien avant que cette épopée ne le conduise au match ultime à Atlanta, c’est au Québec que son nom de famille s’est fait connaître, quand le paternel, Jerry, a amorcé sa carrière dans le baseball avec les Expos de Montréal.

Goff, le fiston, qui se retrouve à un pas de la terre promise dans le monde du ballon ovale, a vu le jour en 1994. À sa troisième saison et à 24 ans seulement, il n’était pas né lorsque son père s’accroupissait derrière le marbre dans l’uniforme de nos «Z’Amours», entre 1990 et 1992.

C’est à Montréal que le receveur a amorcé sa carrière dans les Ligues majeures, à 26 ans. C’est aussi là qu’il a disputé 52 de ses 90 matchs dans le «show», sans casser la baraque avec une moyenne au bâton de ,221, avec trois coups de circuit et sept points produits, en 122 présences au bâton dans l’uniforme des Expos.

Après de brefs passages à Pittsburgh et Houston, Jerry Goff n’allait plus jamais goûter au baseball majeur. Le destin a voulu que la lignée des Goff dans l’univers du sport professionnel ne prenne toutefois pas fin ainsi.

Aujourd’hui, son fils Jared flirte avec la gloire, lui qui tentera de guider les Rams à la victoire face aux Patriots, dimanche, lors du Super Bowl 53.

Lundi, devant un parterre monstre de journalistes le bombardant de questions, le jeune quart-arrière a esquissé un sourire lorsque le représentant du «Journal de Québec» lui a demandé quels souvenirs son papa avait partagés avec lui de la métropole québécoise.

«Tout ce que je peux dire ici, c’est qu’il a aimé jouer à Montréal. Il a vraiment adoré...», a dit en secouant la tête avec approbation, lui qui a évolué comme arrêt-court dans sa jeunesse, avant de se concentrer uniquement sur le football après le secondaire.

Une influence importante

Jared Goff n’a donc absolument rien de québécois, de toute évidence. N’empêche, c’est à Montréal que son père s’est familiarisé avec les rudiments du sport professionnel et l’expérience acquise a certainement contribué à façonner l’athlète qu’est devenu le pivot des Rams.

«J’étais très jeune et il m’apprenait déjà à avoir du plaisir. Je pense que ça a toujours été important pour lui. Il n’a jamais essayé de faire en sorte que le sport soit plus gros que ce que c’est en réalité» nous a-t-il souligné lundi.

«C’est évident que quand tu atteins la meilleure ligue au monde dans ton sport comme il l’a fait, tu y mets du sérieux. Sauf que mon père a toujours insisté sur le fait que le sport demeure un jeu et qu’on peut connaître du succès en s’amusant. Si tu n’as plus de plaisir, ce n’est plus du sport. C’est dans des moments plus tendus que j’essaie d’appliquer cela à mon tour.

«En même temps, il m’a beaucoup parlé de l’importance de bien se comporter comme joueur professionnel et j’essaie de suivre son exemple», a-t-il ajouté.

Prêt pour le grand moment

Aujourd’hui, le jeune Goff se retrouve dans une position que personne avant lui n’a connue dans la NFL. Jamais un quart-arrière choisi au premier rang du repêchage n’avait atteint le Super Bowl avant sa quatrième saison.

Goff occupe infiniment moins les projecteurs que son vis-à-vis Tom Brady, mais il tient à démontrer que le moment n’est pas trop gros pour lui.

«Je suis prêt à y aller. C’est un moment auquel tu rêves et tu travailles tellement pour y arriver. Tu penses constamment à ce match et comment tu peux faire pour y arriver. Nous avons maintenant la chance de devenir champions du monde et il faut en profiter», a-t-il expliqué.

Des faits, des chiffres

Les Rams font partie d’un groupe de 22 équipes dans l’ère du Super Bowl qui ont inscrit 500 points ou plus en saison régulière. Du lot, seulement 4 ont remporté le match ultime.

Collectivement, les joueurs des Patriots cumulent 86 matchs d’expérience au Super Bowl, contre seulement 5 pour les Rams.

Soirée des médias: toujours loufoque

La traditionnelle soirée d’ouverture, connue auparavant comme étant la journée des médias, a donné lieu à l’ambiance burlesque habituelle. C’est au State Farm Arena, domicile des Hawks dans la NBA et qui a servi de toit aux défunts Thrashers dans la Ligue nationale de hockey (LNH) jusqu’en 2011, que le coup d’envoi de la semaine du Super Bowl a été donné. Comme toujours, les accoutrements loufoques accompagnent des questions qui le sont souvent encore plus. Le comité organisateur estime à 10 000 personnes la foule venue sur place pour ajouter un brin de surréalisme à cette ambiance débridée.

Comité organisateur: de tout coeur avec les Saints

Même les plus grands rivaux de division sympathisent avec les Saints, qui ont été privés d’une présence au Super Bowl en partie à cause d’une interférence flagrante qui n’a pas été appelée par les officiels face aux Rams. Lundi, le propriétaire des Falcons d’Atlanta, au terme d’une conférence de presse du comité organisateur, est revenu sur le sujet épineux de l’heure. «Je comprends ce que les partisans des Saints et l’organisation ressentent. Ils ont le droit de s’exprimer de toutes les façons possibles et je suis sûr que le commissaire [Roger Goodell] se prononcera sur le sujet à sa conférence de presse mercredi. Il y a des comités durant la saison morte pour étudier ce genre de situations et il y aura des discussions», a-t-il indiqué.

Conditions météo: alerte de neige!

Au terme de la saison 2000, le dernier Super Bowl présenté à Atlanta avait fait jaser pour plusieurs raisons, dont le verglas qui avait quelque peu paralysé la ville. Comme si un mauvais sort s’abattait sur les lieux, il semble cette fois que c’est la neige qui pourrait plonger Atlanta dans le chaos, mardi. Les météorologues parlent d’environ 5 cm et si cette douillette accumulation nous fait sourire, sachez que dans la métropole de la Georgie, la chose est prise très au sérieux. Depuis lundi, la fermeture de nombreuses écoles a été confirmée. Ah, exotisme du Sud, quand tu nous tiens!