Crédit : Ben Pelosse / JdeM

Blue Jays

Josué Peley ne sera pas de retour avec les Jays

Publié | Mis à jour

L’association entre Josué Peley et les Blue Jays de Toronto est terminée.

«Ce fut difficile la semaine dernière, mais ça va mieux cette semaine, a exprimé Peley, qui a vécu son rêve de petit gars d’atteindre les ligues majeures pendant trois saisons comme traducteur pour les joueurs latins. Je suis bien entouré et ça facilite la transition. Nous avons eu quelques rencontres, et la décision de se séparer a été prise lundi dernier. Ce sont les Blue Jays qui ont pris la décision finale, mais ce fut pour le bien des deux parties. Je devais partir pour le camp d’entraînement en Floride le 12 février.

«On ne se quitte pas en mauvais termes, d’ajouter l’ancien receveur des Capitales de Québec [2012-2015]. Il n’y a rien de méchant qui s’est produit. On a convenu de garder plusieurs choses entre nous.»

Papa d’une petite fille de trois ans, Peley trouvait difficile de se retrouver loin de sa famille pendant la longue saison de baseball. «L’éloignement de ma famille a beaucoup pesé dans la balance, a-t-il raconté. Ma fille a trois ans et je ne l’ai pratiquement pas vue pendant mes trois années avec les Jays. Ma conjointe a de nouveaux projets sur le plan professionnel et ça devenait plus difficile. Elle s’est sacrifiée au cours des dernières années. Un déménagement à Toronto n’était pas une option. Ma blonde a un boulot (actuaire) ici depuis longtemps. »

Souvenirs

Peley gardera des souvenirs pour la vie de son expérience dans les ligues majeures. «Plus jeune, je rêvais d’atteindre les majeures comme joueur et j’ai réussi d’une autre façon. Avec les Jays, j’étais comme à l’école. J’ai tellement appris et vécu de choses. J’ai profité de chaque conversation avec le gérant et les joueurs pour apprendre. J’ai côtoyé un joueur par excellence, des joueurs étoiles, des gants dorés. J’ai des souvenirs incroyables que je garderai en mémoire toute ma vie et que personne ne pourra m’enlever.»

Peley a développé une belle relation avec le gérant John Gibbons, qui a été remercié au terme de la dernière saison. «C’est vraiment un bon gars et il m’a donné des responsabilités que je n’aurais jamais imaginées. J’ai développé de solides amitiés pendant mes trois années.»

Rêve ultime

Peley a l’intention de demeurer impliqué dans le baseball. «Parce que c’est le domaine que je connais le mieux, que j’aime et dans lequel je suis bon, je veux rester associé au baseball toute ma vie. Mon rêve ultime est d’être gérant un jour dans les majeures, mais je dois accomplir beaucoup de choses avant. Pour le moment, je ne sais pas dans quel rôle, mais c’est certain que je ne reviendrai pas au jeu. J’ai tellement hypothéqué mon corps au fil des ans que la porte est fermée.»

Travaillant pour les Canonniers de Québec pendant la saison morte, Peley va continuer d’œuvrer avec les jeunes du sport-études, mais il ne prévoit pas s’engager immédiatement. «À moins d’une opportunité incroyable, je vais passer l’été avec ma fille.»