Steven Butler

Photo : Steven Butler Crédit : JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Boxe

Steven Butler coupable de voies de fait simples

Publié | Mis à jour

Le boxeur Steven Butler a plaidé coupable, jeudi matin, de voies de fait simples, c’est-à-dire de coups qui ne causent pas de blessures.

Butler, 23 ans, était d’abord accusé de voies de fait ayant causé des lésions et de vol qualifié.

«On n’est pas en mesure de relier les faits, les conséquences sur la victime et le coup de poing de mon client», explique l’avocate du boxeur, Debora de Thomasis.

Selon ce qui a été présenté au tribunal, le soir du 12 novembre 2016, la victime de Butler a reçu deux coups au visage avant de tomber sur le boxeur. Il avait aussi été criblé de coups au corps et s’était fait voler ses effets personnels devant le bar Général Sherman, à Blainville.

Pour des motifs inconnus, l’accusé, alors âgé de 21 ans, lui a par la suite décoché une droite qui l’a fait «tomber comme une planche», a-t-il été précisé. On ne peut associer Butler au reste des événements, selon le résumé des faits.

La victime, dans la vingtaine, a soumis une lettre à la cour. Il décrit dans celle-ci les conséquences qu’a eues cette attaque sur sa vie.

L’homme a subi entre autres une fracture de la main et une détérioration de la vue.

La défense a demandé à Réjean Tremblay, chroniqueur sportif au «Journal de Montréal», de témoigner à titre d’expert sur l’impact qu’une condamnation criminelle aurait sur la carrière du protégé du groupe Eye of the Tiger Management.

La Couronne a indiqué qu’elle s’opposerait au témoignage du journaliste.

Me de Thomasis compte réclamer une absolution inconditionnelle pour son client. Les plaidoiries se poursuivront en mars, au palais de justice de Saint-Jérôme.

(Avec la collaboration de Christian Plouffe)