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Un câlin pour Alex Galchenyuk

Un câlin pour Alex Galchenyuk

Marc-André Perreault

Publié 23 janvier
Mis à jour 23 janvier

À quelques reprises, j’aurais aimé pouvoir lui en faire un pendant son passage à Montréal.

Pas évident pour un jeune homme, timide, d’arriver dans un marché comme Montréal à 18 ans.

Surtout quand vous êtes un 3e choix au total et que les partisans attendent un sauveur.

Alex Galchenyuk n’a pas été ce sauveur et le marché l’a probablement écrasé.

Il fallait le voir arriver aux mêlées de presse la tête basse, avec les épaules vers l’avant, répondant tant bien que mal aux questions, dont l’éternelle portant sur sa position naturelle... centre ou ailier?

D’ailleurs, je lui ai amicalement rappelé le tout avec gentillesse et il a rit. Il a un bon sens de l’humour Alex.

Mais revenons aux mêlées de presse. Parfois, après le calvaire passé (la mêlée de presse), je prenais quelques secondes pour jaser avec lui, lui faire une blague... et là, il souriait, blaguait.

C’est à ce moment précis que j’aurais voulu lui faire un câlin.

Mais Galchenyuk reste un mystère.

Un ancien coéquipier avec les Canadiens m’a déjà dit qu’il était un des gars les plus drôles du vestiaire.

Une opinion que ne semble pas unanime, mais une chose est certaine, Galchenyuk était apprécié... du moins, si on se fie aux nombreux joueurs qui ont pris la peine de piquer un petit brin de jasette avec lui après le match en Arizona le 20 décembre dernier. On a également vu ça avec Tomas Tatar à Detroit dernièrement.

Mais ce n’est pas toujours le cas.

Mais Galchenyuk avait de grands amis dans le vestiaire du CH.

D’Ailleurs, il est encore très proche de Brendan Gallagher et Jonathan Drouin, notamment.

Maintenant...

Est-ce que le parcours de Galchenyuk avec le Canadien est parfait? Non.

Est-ce qu’on peut dire qu’il a «sous-performé»? Oui.

Est-ce qu'il prenait toujours les meilleurs décisions sur la glace et en dehors? Non.

Est-ce que son attitude était toujours «sua coche»? Non.

D’ailleurs, P.K. Subban a déjà confié au collègue et ami Renaud Lavoie que le problème avec Galchenyuk est qu’il joue seulement à 70% de son potentiel...

Est-ce qu’on va voir l’autre 30% en Arizona?

On lui souhaite parce que malgré ses défauts, Galchenyuk est un bon «kid». Le marché de Montréal n’était de toute évidence pas fait pour lui... peut-être même le pire «fit».

J’ai comme l’impression que c’est en Arizona qu’on va voir le vrai potentiel de Galchenyuk, quel qu’il soit.