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Les Patriots inspirent les Remparts

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Dans le monde du sport, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre représentent un symbole de constance et d’excellence. Alors que ses Remparts traversent des moments plus difficiles, Patrick Roy s’est servi de la prestigieuse équipe de la NFL pour inspirer les siens à l’aube d’une séquence de trois parties en autant de jours.

C’est un entraîneur-chef intense qui a dirigé la circulation sur la patinoire du Centre Vidéotron, mercredi matin. Vers la fin de l’entraînement, Roy s’est adressé longuement à ses joueurs en faisant notamment un parallèle avec la bande de Tom Brady qui participera au Super Bowl pour la quatrième fois en cinq ans, le 3 février prochain.

«Les gens sont tannés des Patriots, mais il y a une chose que les Patriots font bien, c’est qu’ils sont dans le moment présent. Ils ont connu du succès année après année et ils ne cherchent pas à vivre sur le succès qu’ils ont connu, a mis en contexte le gagnant de quatre coupes Stanley.

«Ils vivent sur le moment présent, et c’est ça qui est impressionnant. Ils sont capables de remettre les compteurs à zéro [dans leur état d’esprit] quand il y a 15 minutes au cadran. C’est un peu ça qu’on veut. Oui, on regarde le classement, mais on veut une équipe qui joue de la même manière chaque soit, que l’on gagne ou que l’on perd.»

Séquence éreintante

Défaits à leurs trois derniers matchs au cours desquels ils n’ont inscrit que trois buts, les Remparts ne chômeront pas au cours du week-end. À partir de vendredi, ils affronteront l’Océanic, à Rimouski, puis Boisbriand et Val-d’Or devant leurs partisans lors de rencontres en après-midi, samedi et dimanche. Pour faciliter sa récupération, la troupe de Québec partira vers le Bas-Saint-Laurent en fin de journée, jeudi.

Avec une dizaine de nouveaux visages à la suite de la période des transactions des Fêtes, Roy voulait aussi s’assurer que l’ensemble de son personnel ait la même vision des choses.

«On veut être meilleurs dans nos compétitions, mais il faut être sûr d’être sur la même page au niveau de nos structures. Il y a des choses dont on a parlé en début de camp d’entrainement et on n’a pas retouché depuis ce temps-là parce qu’on le prenait pour acquis, etc. Étant donné qu’on a plusieurs nouveaux venus, il fallait peut-être revenir à la base et de s’assurer que tout le monde pensait au même point», a-t-il expliqué.

Retour en 1998

Questionné sur la production offensive de Philipp Kurashev, qui n’a toujours pas secoué les cordages en six matchs depuis son retour du Mondial junior, Roy s’est rappelé une anecdote à son sujet.

«Quand j’ai joué aux Jeux de Nagano [en 1998], je suis revenu au Colorado et je n’étais pas capable d’arrêter une rondelle. Ce n’est pas une machine, c’est un humain. Il arrive d’un événement où l’intensité a monté à son plus haut. Il était concentré et il y a toujours un relâchement suite à cela, que ce soit n’importe quel joueur. C’est arrivé à moi, c’est arrivé à lui et ça va arriver à d’autres. Il faut être patient», a signalé l’ancien gardien de l’Avalanche. Carmine-Anthony Pagliarulo se frottera aux tirs de l’Océanic et des Foreurs ; Kyle Jessiman sera le gardien partant contre l’Armada. Après quoi Roy pourrait mettre fin au système d’alternance.

Blessé à la hanche, le défenseur Sam Dunn fera l’impasse sur le rendez-vous à Rimouski, mais devrait être en uniforme pour le reste de la fin de semaine.