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Les défis de Kevin Gilmore

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Kevin Gilmore ne manquera pas de défis dès son entrée en poste comme président et chef de la direction de l’Impact de Montréal. Regardons alors quels sont les principaux chantiers qui l’attendent à court et à moyen terme.

Hausser la barre

Au fil des années, on a souvent entendu dire que l’Impact était entré dans les ligues majeures tout en gardant une façon d’opérer qui relevait de la deuxième division. Sous Kevin Gilmore, ça va changer.

«Une de mes priorités est de hausser la barre et de viser un autre niveau. Dans tout ce que l’on fait, on doit être un modèle dans la Major League Soccer (MLS).»

Mobiliser la communauté

Même si l’Impact a vraisemblablement dépassé les Alouettes au deuxième rang des équipes sportives montréalaises, il n’occupe pas encore la place qu’il devrait dans la communauté.

«On comprend que le Canadien [de Montréal] prend beaucoup de place dans le paysage sportif, ils sont là depuis plus de 100 ans.

«Mais je crois fermement qu’il y a de la place dans le cœur des amateurs de sport et qu’il y a encore beaucoup de cœurs à conquérir. On doit créer une connexion émotive qui manque peut-être en ce moment.»

Mieux vendre le Stade Saputo

Le stade Saputo est l’un des plus agréables de la MLS et, pourtant, il est rarement plein. Kevin Gilmore entend faire comprendre aux amateurs de sport que c’est l’endroit où il faut être.

«J’anticipe ce jour où les partisans vont créer une atmosphère incomparable dans un stade Saputo survolté. Une ambiance qui fera de Montréal la ville préférée des joueurs qui veulent jouer dans cette ligue.

«Les "fans" sont là, il faut juste les amener ici pour leur faire comprendre que c’est plus que du soccer, c’est une expérience.»

Modérer les attentes

Les partisans de l’Impact sont toujours très passionnés et exigeants et, en ce sens, ils ont été gâtés avec des joueurs comme Alessandro Nesta, Marco Di Vaio et Didier Drogba.

Mais voilà, ils ont parfois des attentes trop élevées pour les moyens de l’équipe et Kevin Gilmore devra trouver une façon de modérer celle-ci tout en offrant un très bon produit.

«Il y a une perception que plus on dépense, plus on a de succès, et il n’y a rien de moins vrai que ça. Tout est une question de bien dépenser.»

Miser sur les atouts

Il y a des atouts indéniables au sein de l’effectif de l’Impact qui, aux yeux de Kevin Gilmore, sont très représentatifs de la communauté montréalaise.

«Ce qui m’a frappé, c’est que ce club représente notre ville qui est multiculturelle. Ce club est une communauté de joueurs venant de différents pays, parlant différentes langues, ce club, c’est notre ville.»

Mieux vendre les joueurs

Qui, à Montréal et au Québec, ne connaît pas au moins quatre ou cinq joueurs du Canadien? On ne peut pas en dire autant de ceux de l’Impact, qui demeurent de relatifs inconnus en dehors du cercle des amateurs du soccer. Pourtant, l’Impact héberge l’un des meilleurs joueurs de la MLS.

«Si on parle de "superstars" et des meilleurs joueurs de la ligue, on en a un en Ignacio Piatti. On a un joueur étoile qui porte notre chandail et on doit le faire rayonner ici autant qu’à l’extérieur de Montréal.»

Sauter dans le train

La MLS est en plein essor et Kevin Gilmore a l’intention d’en faire pleinement profiter l’Impact, qu’il veut voir comme un chef de file et non comme un club à la traîne.

«La ligue a maintenant pris sa place dans le monde du sport professionnel et c’est une période dynamisante pour ce sport. Nous tenons à profiter de cette croissance.

«L’intérêt au niveau sportif et corporatif démontre que la ligue prend sa place. Je regarde sa trajectoire dans les années à venir et c’est vraiment impressionnant.»