Oscar Rivas

Photo : Oscar Rivas Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Boxe

Oscar Rivas fait un pas de géant dans sa carrière

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En l’emportant contre Bryant Jennings de façon décisive vendredi soir, Oscar Rivas a fait un pas de géant dans sa carrière. Une route qui n’a pas toujours été facile pour celui qui a choisi le Québec comme terre d’adoption en 2009.

Au cours de sa carrière, Rivas a été ennuyé par de multiples blessures qui ont ralenti son ascension. Vendredi, c’était une épaule qui préoccupait ses médecins. Une blessure mineure qu’il s’est infligée lors de son combat à Québec le 1er décembre dernier.

Malgré tout, le Montréalais d’origine colombienne a livré l’une des meilleures performances de sa carrière et il l’a réalisée au bon moment.

«J’attendais une opportunité comme celle-là depuis cinq ans, a indiqué Oscar Rivas. C’est maintenant le temps de mettre le passé derrière moi et de regarder devant.

«Depuis que j’ai mis les pieds au Québec, mon objectif est de devenir champion du monde. Avec ce triomphe, je vais m’en approcher un peu plus.»

Comme c’est toujours le cas dans les victoires importantes, l’équipe du boxeur a aussi eu son mot à dire.

«Mon équipe est incroyable, a-t-il souligné. Mes entraîneurs me poussent à l’entraînement, car ils connaissent mon potentiel.»

Une stratégie parfaite

Contre Jennings, Rivas a été brillant. On lui avait demandé la perfection et il l’a presque atteinte. Il a exécuté le plan de match de Marc Ramsay presque à la lettre.

«Ça n’a pas été un combat très violent et les deux ont voulu remporter la guerre du jab, a expliqué Ramsay. Les deux boxeurs ont été patients. Parfois, tu veux faire plaisir à la foule, mais on avait un combat à gagner. Il y a certains rounds où j’ai trouvé qu’Oscar n’était pas assez actif.»

De la première à la dernière cloche, Ramsay a crié à plusieurs reprises à son boxeur d’utiliser son jab et d’être toujours le premier à le lancer. Cette tactique avait un objectif bien précis.

«On voulait que Jennings soit inconfortable, a précisé l’entraîneur. On a réussi notre objectif parce qu’il n’a jamais pu s’installer comme il le fait habituellement.»

Après la brillante victoire d’Eleider Alvarez, Ramsay avait indiqué que le vrai travail de son boxeur commençait dès la fin du combat. Il a eu un message similaire pour Rivas.

«Je lui ai dit que sa prochaine victoire commençait maintenant et pas dans les prochains jours», a-t-il raconté.

Son poulain a compris le message de son entraîneur. Rivas n’a pas bu une goutte d’alcool lors de la fête d’après-gala organisée par Top Rank. On en a été témoin.

Des victoires sur la route

Au cours des deux dernières années, les boxeurs de Ramsay ont remporté plusieurs victoires à l’extérieur du Québec. On pense à celles de David Lemieux, Eleider Alvarez et maintenant Rivas.

Les boxeurs ne semblent plus avoir de complexe lorsqu’ils montent sur le ring à l’étranger.

«On s’arrange pour ne pas que nos boxeurs tombent dans un certain confort, a expliqué le Trifluvien de souche. Par exemple, si je veux donner du sparring à un de mes boxeurs, je n’hésite pas à me rendre dans le gymnase de l’autre boxeur. Ça paraît niaiseux, mais c’est important.

«On le voit avec les parcours d’Alvarez et de Rivas qui ont boxé plus souvent à l’extérieur de la Colombie que dans leur pays.»