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Crédit : AFP

NFL

La magie de Brees

Publié | Mis à jour

KANSAS CITY – Reste-t-il encore un brin de magie dans le bras nouvellement quarantenaire de Drew Brees ? Chose certaine, les Saints auront besoin de leur vénérable quart-arrière à son meilleur pour venir à bout des Rams dans un duel qui s’annonce corsé jusque dans les derniers instants.

D’ailleurs, c’est un peu l’histoire de la carrière de Brees en séries, ces fameux duels âprement disputés. Des 14 matchs en séries auxquels il a pris part, 10 ont été décidés par un écart d’une possession.

Ces dernières années, il s’est retrouvé plus souvent qu’à son tour du mauvais côté de la clôture, mais il n’est pas exagéré d’affirmer qu’il n’a jamais été entouré d’un alignement si complet depuis 2009, année où les Saints s’étaient rendus jusqu’au bout.

Il n’y a aucune raison de croire que la croisade dimanche face aux Rams sera de tout repos. Même qu’à certains égards, les forces en présence jouent en faveur de Los Angeles.

Lors de l’affrontement entre les deux équipes, remporté par les Saints plus tôt cette saison, les Rams avaient payé le prix pour l’absence du demi de coin Aqib Talib. Le receveur Michael Thomas avait ridiculisé Marcus Peters. Cette fois, Talib y est et le vétéran a vu neiger quand la pression est à son comble, lui qui a garni son bagage avec les Patriots et les Broncos au préalable.

Avec Talib en uniforme, les Rams n’ont concédé que 205 verges aériennes par match. Ils en ont donné 61 de plus à chaque partie sans lui.

Une puissance au sol

Les Saints sont pour leur part privés du plaqueur Sheldon Rankins, une force contre le jeu au sol et pour appliquer la pression. Un sapré bon joueur dont on parle trop peu ! Et justement, dans les dernières semaines, les Rams ont opté beaucoup plus pour la robustesse que la finesse.

L’ajout du porteur CJ Anderson a généré des résultats inespérés pour le jeu au sol des Rams et la combinaison avec Todd Gurley ne donne aucun répit aux défensives adverses. À leurs trois derniers matchs, les Rams ont gagné 269, 155 et 273 verges par la course. Si leur ligne offensive domine à ce point le front défensif des Saints, ils ont toutes les chances de les renverser.

Si les Rams doivent toutefois se tourner davantage vers le jeu aérien, ils se frotteront à une tertiaire de haut niveau. Et c’est sans parler du fait que le quart-arrière Jared Goff, si dominant en début de saison, a ralenti de manière inquiétante depuis quelque temps. Dans quatre de ses six derniers matchs, il n’a pas complété 60 % de ses passes.

Dans tout affrontement, en plus du personnel en place, il y a les impondérables. Et en ce sens, le Superdome constitue un redoutable avantage pour les Saints. À preuve, depuis l’arrivée de Drew Brees en 2006, ils sont invaincus en six matchs de séries à la maison et ils ont inscrit 33,2 points en moyenne dans ces rencontres.

Pour l’emporter, les Saints devront cependant confondre les Rams en distribuant le ballon à Thomas, bien sûr, mais aussi ailleurs. D’autres receveurs devront se lever et il ne serait pas étonnant que le dynamique porteur Alvin Kamara soit utilisé sur quelques tracés intermédiaires à longs.

Les Saints tenteront aussi de réussir là où les Cowboys ont échoué, soit d’imposer leur jeu au sol sans se buter à l’intérieur monstrueux de la ligne défensive des Rams. Encore là, Kamara deviendra un facteur déterminant par son explosivité.

Déterminer le vainqueur dans un tel duel s’avère un casse-tête pas possible. Mais dans les cinq dernières années, les équipes à domicile montrent une fiche parfaite de 10-0 en finale de conférence à la maison. Même à des milliers de kilomètres, ça sent déjà la fête sur Bourbon Street...

SAVIEZ-VOUS QUE...

RAMS, LOS ANGELES

♦ Les Rams se retrouvent en finale de conférence pour la première fois depuis 2001, quand ils étaient à Saint-Louis. À titre de Rams de Los Angeles, c’est une première depuis 1989.

♦ La dernière victoire des Rams à La Nouvelle-Orléans remonte au 11 novembre 2007. Ils ont subi trois défaites sur place depuis.

♦ À 32 ans, Sean McVay est devenu la semaine dernière le plus jeune entraîneur-chef de l’histoire à remporter un match de séries.

SAINTS, N.-ORLÉANS

♦ Les Saints ont eu l’avantage du terrain tout au long des séries une seule fois dans leur histoire, en 2009. Ils ont gagné le Super Bowl.

♦ Les Saints excellent à la maison et sont l’équipe semée numéro un dans la conférence nationale. Les équipes semées numéro un montrent une fiche cumulative de 30-12 en finale de conférence à la maison.

♦ Drew Brees a montré une fiche de 6-1 face aux clubs dotés d’une fiche gagnante cette saison, avec 15 passes de touchés contre trois interceptions.