Kaillie Humphries

Photo : Kaillie Humphries Crédit : SÉBASTIEN ST-JEAN/AGENCE QMI

Sports amateurs

Kaillie Humphries a porté plainte pour harcèlement

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La bobeuse albertaine Kaillie Humphries, qui a choisi de prendre une année sabbatique, aurait récemment porté plainte à Bobsleigh Canada Skeleton pour harcèlement.

La triple médaillée olympique a brisé le silence dans une entrevue diffusée samedi sur le réseau CBC. Elle n’a toutefois pas précisé le type de harcèlement dont elle a été victime. Elle n’a pas non plus divulgué qui l’aurait harcelée.

«Mon milieu de travail était devenu toxique et je ne pouvais plus participer à des compétitions, a expliqué Humphries. J’ai porté plainte avant le début de la saison et je ne peux pas élaborer sur les détails et l’évolution du dossier puisqu’une enquête est toujours en cours.»

Au début du mois d’octobre, Humphries avait créé la surprise en écrivant sur Twitter qu’elle prenait une année sabbatique. La double championne olympique n’avait toutefois pas fourni de détails pour expliquer sa décision.

«Ça m’a pris des mois pour trouver le courage et la force d’en parler, a-t-elle confié. Je suis une personne forte. Mais tant que tu n’es pas confronté à une telle situation, tu ne sais pas comment tu vas réagir.

Ne plus se taire

Malgré la pression exercée par certains membres de son entourage, Humphries a choisi de ne plus se taire.

«C’est ce que j’ai fait pendant toute la dernière année sans même m’en rendre compte. Ça me paraît être la mauvaise chose à faire [se taire], comme si ce n’était pas honnête», a lancé l’athlète de 33 ans, qui a remporté la médaille de bronze en bob à deux à Pyeongchang l’hiver dernier.

Humphries a confié qu’elle vivait présentement l’une des périodes les plus difficiles de sa vie. Elle continue de s’entraîner, mais ignore quand elle pourra revenir à la compétition. Le déroulement de l’enquête déterminera de la suite des choses. Et l’Albertaine ne reviendra pas à la compétition si des changements majeurs ne sont pas effectués dans son environnement de travail.

«Je ne veux pas revivre ce que j’ai vécu l’année dernière. Si je peux construire ma propre équipe et fonctionner indépendamment, tout en représentant le Canada, je le ferai. Tout ça dépend du règlement de l’affaire. Mais je garantis que je ne revivrai pas ça.»

«Ça peut arriver à n’importe qui, et c’est vrai. C’est une des raisons pour laquelle j’ai pris la décision d’en parler. Je suis assez forte pour passer à travers ce processus. Je suis assez forte pour me tenir debout et défendre ce qui est juste.»