Columbus Blue Jackets v New York Rangers

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Pierre-Luc Dubois a gagné le respect de son entraîneur

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Année après année, le hockey de la LNH s’aseptise. Pour le meilleur, dans certains cas, pour le pire dans d’autres. La notion d’intimidation est beaucoup moins présente qu’il y a 20 ou 30 ans. Toutefois, il demeure des moments où, dans le feu de l’action, il faut sortir une paire de gros yeux pour démontrer à son rival qu’on ne s’en laissera pas imposer.

Quand on demande à John Tortorella de commenter l’évolution de Pierre-Luc Dubois, il insiste sur ce point.

«Les jeunes qui sont impliqués dans une escarmouche ont souvent tendance à baisser le regard. Lui, il fixe l’autre gars droit dans les yeux», a lancé l’entraîneur des Blue Jackets.

«L’adversaire lui porte une grande attention parce qu’il se tient dans les coins de patinoire et ne craint pas de distribuer des mises en échec. En raison de son style de jeu et de son gabarit, il peut se faire brasser un peu à l’occasion, mais il va continuer à regarder l’adversaire dans les yeux, a poursuivi Tortorella. C’est ce que je respecte beaucoup chez lui.»

Fort comme un bœuf

Avec ses 6 pieds 3 pouces et 207 livres, on peut comprendre Dubois de ne pas hésiter à tenir tête à ses opposants. Cependant, c’est davantage entre les deux oreilles que ça se passe. Et Dubois admet avoir fait du cheminement sur ce plan.

«Je suis pas mal plus à l’aise que l’an passé, mais il y a encore place pour de l’amélioration. Je vois même une différence entre la façon dont je jouais il y a trois semaines et la façon dont je joue aujourd’hui. Je suis plus physique, je me fais plus confiance dans les confrontations à un contre un», a déclaré Dubois, en entrevue avec Le Journal de Montréal.

«Il connaît des hauts et des bas. C’est normal, il peaufine encore son jeu, a noté Tortorella. Strictement sur le plan des habiletés, il est très bon. Mais la rapidité avec laquelle il sort des coins de patinoire m’impressionne. Il est tellement fort le long des rampes.»

Minces lacunes

Cette assurance lui a même valu une place au sein du premier trio, entre Artemi Panarin et Cam Atkinson, de même qu’un poste sur la première vague de l’avantage numérique.

En 46 matchs, il affiche 42 points au compteur, dont 17 buts. Il n’aura aucun mal à surpasser les statistiques de sa saison recrue (20 buts, 28 passes, 48 points en 82 matchs).

«Ça va bien, mais une deuxième saison, ça vient avec plus d’attentes, a indiqué l’attaquant de 20 ans. L’an dernier, Torts me disait de simplement jouer et de mettre les efforts. Cette année, j’ai plus de responsabilités défensivement. Ça m’amène un peu plus de pression, mais ça vient avec le privilège de jouer sur le premier trio.»

Encore une fois, Tortorella ne trouve pas grand-chose à redire sur la tenue du choix de premier tour de l’équipe (3e au total) en 2016, si ce n’est ses difficultés dans les cercles de mises en jeu (45,3 %).

«Il est intelligent et il est possiblement le joueur le plus important dans ce trio. Il fait toutes les petites choses qui aident ses ailiers, a soutenu l’entraîneur des Blue Jackets. Par contre, il se laisse parfois emporter par eux et oublie de jouer de ce côté-ci de la glace. On travaille fort là-dessus. Je ne veux pas le transformer en spécialiste du jeu défensif, mais il faut trouver un juste milieu.»

Puisque Dubois semble avoir le cœur à la bonne place et une tête sur les épaules, ça ne devrait pas être trop compliqué à corriger.