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L’Impact reprendra où il a laissé

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Après un début très difficile en 2018, l’Impact a remonté la pente à partir de l’été pour venir bien près de participer aux éliminatoires et cette forme affichée dans les derniers mois de la saison se transposera à la campagne 2019, assure l’entraîneur du club, Rémi Garde.

«Je suis impatient de reprendre parce qu'on a laissé l'équipe dans une position qui était encourageante (...) j'attaque cette saison 2019 avec de l'espoir», a-t-il indiqué, mercredi, en entrevue à l’émission «JiC».

Contrairement à plusieurs partisans du club déçus par les efforts de ce celui-ci sur le marché des transferts, le technicien français apparaît très satisfait de l’effectif qu’il a sous la main à l’approche du camp d’entraînement.

«Parfois, on attend énormément, médiatiquement, des noms ronflants», a expliqué celui qui en sera à une deuxième saison à la barre de l’équipe.

«Il ne faut pas voir les choses que par ce prisme-là, a-t-il poursuivi. J'ai un groupe aujourd'hui qui est content de reprendre ensemble.»

Une ligue à deux vitesses?

Il appert de plus en plus que la MLS devient une ligue «à deux vitesses», étant donné que les clubs financièrement pourvus, établis dans de gros marchés, semblent de plus en plus capables de dépenser de gros montants sur des joueurs que les autres formations ne peuvent s’offrir.

Dans ce contexte, l’Impact est définitivement dans la deuxième catégorie.

«C’est sûr qu’il y a des clubs cette année qui ont beaucoup plus de moyens que nous, mais les moyens qu'on a à Montréal doivent nous permettre de rester sur cette lancée», a affirmé l’entraîneur.

Garde est aussi ennuyé par une autre forme d’injustice propre aux règles de la MLS : celle des joueurs étrangers qui, pour des raisons de permis de travail, semble plus faciles à caser dans les formations américaines que canadiennes en raison des politiques d’immigration divergentes entre les deux pays.

La ligue pourrait trouver une façon d’égaliser le terrain sur cet aspect important du recrutement, mais tarde toujours à le faire.

«C'est un dossier que j'ai demandé, en arrivant, à être traité tout de suite, a-t-il révélé. Ma surprise a été très grande de constater qu'on était tous au départ de la compétition mais pas avec les mêmes règles sur un point qui peut être capital.»

«Vous pouvez vous imaginer que je suis très sollicité par des joueurs européens, et ça bloque», a-t-il déploré.

Parce que Montréal, à n’en point douter, demeure une destination de choix pour plusieurs joueurs de bon calibre évoluant en Europe. Les qualités de la ville, en plus de son caractère francophone, en font une option qui demeure très intéressante.

«Montréal est attractif de l'autre côté de l'océan, pas pour des très jeunes joueurs qui sont au début de leur carrière en Europe (...) mais ma présence ici, le staff que j’ai pu apporter, bien sûr que ça donne des envies», a confirmé Garde.

«Croyez-moi il n'y a aucune forme de découragement de ma part parce que les choses ne vont pas assez vite», a-t-il pris soin d’indiquer avant d’ajouter qu’il finira par amener le club à la terre promise.

Des fleurs pour Piette et «Nacho»

L’ailier Ignacio Piatti, qui en sera sans doute à sa dernière saison à Montréal, demeurera un atout crucial pour l’Impact tout au long de la prochaine campagne.

«Quand vous avez un joueur de ce talent... ce joueur et cet homme-là, c'est un privilège», a expliqué Garde en ajoutant que «Nacho» tient mordicus à remporter à Coupe MLS avant de quitter la ville.

Quant au milieu de terrain Samuel Piette, un travailleur infatigable doublé de belles qualités de meneur d’hommes, l’entraîneur sait très bien qu’il a un joueur spécial sous la main, qui pourrait bien, un jour, devenir le capitaine de l’équipe.

«J'ai déjà montré la confiance que j'avais en Samuel et entre autres sur ce plan-là, alors... oui», a-t-il laissé tomber.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.