JiC

La conjointe d’Adonis n’a jamais perdu espoir

Publié | Mis à jour

Simone God s'est accrochée. La conjointe d’Adonis Stevenson a toujours cru que le boxeur parviendrait à sortir du coin et à déjouer la mort.

Dans une entrevue accordée en exclusivité à Jean-Charles Lajoie lors de la première diffusion de JiC sur les ondes de TVA Sports, celle qui partage la vie du champion du monde est revenue sur ce qu’elle a vécu depuis le soir fatidique du 1er décembre. Stevenson avait alors été plongé dans le coma à la suite de sa défaite face à l’Ukrainien Oleksandr Gvozdyk.

«J’étais devant et je voyais qu’il était sévèrement blessé. Je savais que ça allait mal et qu’il fallait peut-être aller à l’hôpital», explique celle qui s’est précipitée sur le ring dans les secondes qui ont suivi le combat.

Une fois rendu à l’hôpital, l’entourage de Stevenson a compris l’ampleur de ses blessures.

«Dès le début, ils nous ont dit que les choses allaient mal. Ils ont rencontré la famille pour dire qu’Adonis était dans un état de mort cérébrale. Je ne pouvais pas croire qu’Adonis était mort. Ça ne rentrait pas dans ma tête.»

Dans les jours qui ont suivi, les médecins ont évoqué la possibilité de débrancher l’athlète.

«Je ne le croyais pas. On parle d'un champion du monde, quelqu'un qui a 41 ans, qui a sa santé, qui ne boit pas, qui ne prend pas d'alcool et qui a eu du succès dans son sport pendant plusieurs années. Donc, pour moi, de croire ça, c'était impossible.»

«Je n’ai jamais perdu espoir, car moi et Adonis, on a une relation très spéciale. Je n’ai jamais perdu espoir même si certaines personnes de l’entourage ont perdu espoir.»

Quelques progrès

L’état de Stevenson s’est stabilisé par la suite. La veille du jour de l’an, il a parlé pour la première fois sous les regards de son entraîneur Sugar Hill et celui de «SiSi».

«C'était très tard, parce qu'Adonis a l'habitude d'avoir ses combats très tard. Adonis est un gars de nuit. Et donc, il a parlé... Quand il était dans le coma, j'avais l'impression qu'il nous entendait. Donc, c'était très important pour moi de rester très positive. Et je savais qu'il était là et quand il a parlé, ce n’était pas surprenant pour moi et Sugar. Il voulait voir son combat. C'est ça qu'il a demandé.»

Logée par le Bonne-Entente depuis les événements, Simone God s’occupe à la fois de son conjoint, mais aussi de leur petite fille prénommée Adonia qui est née un mois avant le combat.

«Il a ressenti la présence d'Adonia et quand il l'a vue d'ailleurs, il l'a tenue dans ses mains. Je lui ai demandé «c'est qui?» Et il m'a répondu «Adonia». Adonis est une personne qui aime ses enfants, c'est un bon papa, une bonne personne, un grand coeur.»

Simone God et Jean-Charles Lajoie

Une pause des réseaux sociaux

Dans les heures qui ont suivi l’hospitalisation de Stevenson, certaines personnes se sont réjouies de son sort sur le web. Simone God n’y a pas porté beaucoup d’attention.

«J'étais une personne très active avec Adonis sur les réseaux sociaux. Tout de suite quand la situation s'est passée, j'ai pris un gros break, une grosse pause sur les réseaux sociaux pour ne pas entrer ça dans ma tête. Pour être honnête avec toi, les gens qui ont dit des choses affreuses, ils ne connaissent pas Adonis. Donc, je ne le prends pas personnel.»

Le prochain round

Simone sait bien que le combat de son conjoint est loin d’être terminé. La réhabilitation sera longue et on ignore toujours quelles seront les séquelles du boxeur.

«Il va pousser son corps au maximum dans le sens qu'il va se rétablir et être capable de surmonter beaucoup d'obstacles. Il va s'en sortir. On va prendre (le tout) un jour à la fois. Adonis a besoin que je sois patiente et que je sois là pour lui et c'est ça que je vais faire.»

Voyez l’entrevue intégrale de Simone God diffusée lors de la première de JiC sur les ondes de TVA Sports dans la vidéo ci-dessus.