Canadiens

Une victoire décisive des Canadiens

Jonathan Bernier / Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

L’Avalanche avait beau n’avoir remporté qu’un seul de ses neuf matchs précédant sa visite à Montréal, il fallait tout de même se méfier de sa productive unité composée de Nathan MacKinnon, Mikko Rantanen et Gabriel Landeskog. À eux trois, ils ont marqué près du tiers des 151 buts (73) de leur équipe.

La défense du Canadien a fait un travail colossal pour réduire au silence deux des cinq meilleurs pointeurs de la LNH (Rantanen 2e et MacKinnon 5e) et leur fidèle compagnon suédois.

Ils sont parvenus à faire ce que seulement neuf autres équipes avaient réussi depuis le début du calendrier : empêcher l’un de ces trois joueurs de faire bouger les cordages.

Une réussite qui a permis au Canadien de célébrer les 40 ans de Youppi ! par un jeu blanc de 3 à 0. Ce n’était que la deuxième fois de la saison que l’Avalanche subissait l’affront d’un blanchissage.

Danault, l’inspiration

D’ailleurs, c’est un spécialiste de la défense qui a offert au Tricolore son premier pas vers la victoire. Lors de la même infériorité numérique, Phillip Danault a intercepté une passe d’un défenseur de l’Avalanche avant d’offrir un superbe relais à Artturi Lehkonen. Toutefois, la frappe du Finlandais a touché le poteau.

Quelques séquences plus tard, il gagnait la mise en jeu menant au premier filet du match, celui de Brett Kulak. On était alors dans la neuvième minute de la troisième période.

« On a été solides défensivement. À commencer par Price. Nos défenseurs étaient également bons sur la relance. C’est un de nos meilleurs efforts de 60 minutes de la saison », a commenté Danault, nommé la première étoile du match.

Price parfait

Devant le filet du Tricolore, Price a stoppé les 28 tirs auxquels il a fait face, pour enregistrer son troisième coup de pinceau de la saison. Il a sorti la mitaine aux dépens de Tyson Jost au cours du premier vingt, puis le bloqueur devant Carl Soderberg, au cours du deuxième.

Au moment de cette séquence, les Montréalais venaient tout juste d’écouler avec succès l’une de leurs quatre infériorités numériques de la rencontre.

Pour le reste, les joueurs du Canadien se sont assurés de limiter les occasions de marquer de l’Avalanche et de garder ses attaquants en périphérie.

« C’était important de répondre après le résultat du dernier match (à St. Louis) et nous l’avons fait de belle façon, a indiqué Price. Les gars ont fait de l’excellent travail contre leur gros trio. Ils l’avaient également fait la dernière fois que nous avons joué contre eux. »

Le boulet de KK

En quête d’une étincelle en attaque, Claude Julien avait séparé Max Domi et Jonathan Drouin. C’était la première fois depuis le 13 octobre, soit depuis le quatrième match de la saison, que les deux attaquants n’évoluaient pas sur le même trio.

Bien que cette expérience ne fut pas nécessairement concluante, elle a permis à Jesperi Kotkaniemi de profiter des talents de passeur de Drouin. Repérée dans l’enclave, la recrue a mis un terme à une sécheresse de 12 rencontres en décochant un boulet de canon sur réception.

Souhaitons que ce soit le genre de but qui donnera confiance au jeune homme.

« Il devrait utiliser ce tir beaucoup plus souvent. En supériorité numérique, c’est un peu plus difficile de le faire, car il n’est pas posté du bon côté », a déclaré Weber, refusant tout de même de proposer à Claude Julien d’utiliser cette option.

Cette victoire du Tricolore tombe à point. Jumelée aux revers des Islanders et des Sabres, elle lui permet de revenir dans le portrait des séries éliminatoires à titre de première équipe repêchée.