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LNH

«À 16 ans dans ma tête, c’était fini»

Publié | Mis à jour

À six reprises l’an dernier, Samuel Blais a fait la navette entre la Ligue américaine et la Ligue nationale, à St-Louis. Cette saison, il en est déjà à son deuxième manège de la sorte. Mais loin de lui l’idée de s’en plaindre une seule seconde, quand il constate que l’objectif ultime devient de plus en plus accessible.

Parce qu’à une époque pas si lointaine, le simple fait de continuer à jouer au hockey s’avérait un bonus. La LNH, quand un jeune joueur de 16 ans a été libéré trois fois en deux ans à Lévis et au Séminaire Saint-François, dans le midget AAA, devient vite un rêve utopiste.

«À 16 ans dans ma tête, c’était fini», a raconté sans détour l’attaquant de 22 ans, originaire de Montmagny, après l’entraînement matinal des Blues.

«Je m’étais dit que je continuerais un peu dans le midget espoir et que je passerais à autre chose, a-t-il ajouté.

Repêché en sixième ronde

Blais a toutefois décidé de s’accrocher et grâce à une opportunité dans le midget AAA à Trois-Rivières, l’objectif ultime est réapparu sur le radar. En 2014, lors de son passage à Victoriaville, les Blues de St-Louis en faisaient le 176e choix au total, à la sixième ronde du repêchage.

Après un séjour fructueux dans la Ligue américaine à Chicago et San Antonio, Blais a reçu l’appel tant attendu la saison dernière, disputant 11 matchs avec les Blues.

«Quand j’ai été repêché, si on m’avait dit que je commencerais à jouer des matchs dans la LNH trois ans plus tard, j’aurais dit que je n’y croyais pas. J’essaie simplement de profiter de chaque moment et d’apprécier toutes les chances que j’ai ici. Si je continue de travailler fort, je pense que je peux devenir un joueur régulier de la Ligue nationale bientôt», a-t-il indiqué.

Dans les valises

L’attaquant a effectué six séjours avec le gros club l’an passé. Cette saison, il vient d’être rappelé pour une deuxième fois. Nul doute qu’il commence à connaître la signification de l’expression vivre dans ses valises. C’est au point où certains confrères à St-Louis se sont amusés à rebaptiser le chemin entre San Antonio et St-Louis, l’autoroute Samuel Blais!

«J’essaie juste de rester positif, peu importe où je joue. Dans la Ligue américaine, j’obtiens beaucoup de temps de glace. Quand j’arrive à St-Louis, mon rôle est un peu réduit, mais je le comprends. Il y a beaucoup de joueurs offensifs ici et je suis encore jeune. De toute façon, je suis dans la Ligue nationale, donc je ne peux pas vraiment me plaindre», a-t-il sagement observé.

À St-Louis, il a l’opportunité de demeurer chez le jeune défenseur Vince Dunn, repêché un an après lui en deuxième ronde et bien établi avec l’équipe depuis la saison dernière.

Blais s’est lié d’amitié avec lui à leurs premiers pas dans la Ligue américaine et il entend bien suivre sa recette pour demeurer «en haut» pour de bon le plus tôt possible.

«Les Blues veulent que j’apporte de l’énergie. J’ai de jeunes jambes et je frappe pas mal quand je suis rappelé. C’est différent, mais il faut que j’essaie de m’ajuster le plus vite possible à ce style. Il faut que je prouve ce que je peux faire pour rester le plus longtemps possible. C’est ce qu’ils attendent de moi», a dit celui qui a obtenu quatre points en 28 matchs dans la LNH depuis la saison passée.