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Mike Babcock n’est pas satisfait de William Nylander

Agence QMI

Publié | Mis à jour

L’attaquant des Maple Leafs de Toronto William Nylander est présentement au neutre, ce qui ne plaît guère à son entraîneur-chef Mike Babcock qui souhaite une implication plus soutenue de sa part.

Depuis la signature de son lucratif contrat de six ans et de 45 millions $ le 1er décembre, le joueur de 22 ans a été limité à trois points en 14 rencontres. Malgré la force de son équipe cette saison, il a trouvé le moyen de conserver un différentiel de -2, se contentant d’un but à ses 11 dernières sorties.

Aussi, Babcock a exprimé son message clairement après un revers de 4 à 0 subie lundi aux mains des Predators de Nashville.

«Il doit être meilleur. Sur tous les détails, le niveau de compétitivité et tout le reste, il doit continuer de s’améliorer, a commenté le pilote au quotidien "Toronto Sun". Il effectuera davantage de jeux, mais il faut que le sentiment d’urgence d’agir soit au rendez-vous, c’est certain.»

La patience est de mise

De leur côté, les coéquipiers de Nylander estiment qu’il faut prôner la patience dans son cas. Aux yeux du vétéran John Tavares, celui ayant passé plus de 18 minutes sur la patinoire lundi est toujours à l’école.

«Il est encore jeune, vous oubliez parfois cela, a déclaré récemment l’ancien capitaine des Islanders de New York au journal "Toronto Star". En gros, il accuse un retard de trois mois sur tout le monde, en incluant le camp d’entraînement. Ce n’est pas un simple terrain de jeu ici. Chacun d’entre nous a dû à ce stade de la saison retrouver le rythme, l’intensité et le niveau de performance habituels. Ça va lui prendre un peu de temps pour mieux jouer de manière constante.»

Tavares a d’ailleurs patiné en compagnie de Nylander durant l’été avant que celui-ci ne poursuive sa préparation en Suède. Il dit apprécier le comportement et le talent de son partenaire d’occasion, espérant que le fils de l’ex-hockeyeur Michael Nylander reste déterminé.

«Quand j’étais plus jeune et qu’il y avait certains moments pendant lesquels les choses n’étaient pas favorables pour moi, je me disais toujours : "j’ai pratiqué ce sport toute ma vie et j’ai connu du succès à tous les niveaux. Ce sera mon tour". Il en va de même pour Willy. Il est trop bon pour rater son coup.»