Detroit Red Wings v Washington Capitals

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Aucun regret pour Bernier

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Après deux saisons lors desquelles il a connu de bons résultats individuels et collectifs avec les Ducks d’Anaheim et l’Avalanche du Colorado, Jonathan Bernier vit une situation plus difficile à Detroit. Les Red Wings tentent péniblement de remonter la pente après des années de gloire, mais le gardien se réjouit de goûter de nouveau à la stabilité, même dans un processus de reconstruction.

Après 25 présences de suite en séries, les Wings ont raté le grand bal printanier lors des deux dernières saisons et tout indique que le chemin vers un grand retour s’annonce encore une fois ardu pour la campagne en cours.

C’est donc une situation différente pour Bernier, qui a évolué pour des formations gagnantes lors des deux dernières saisons, ainsi qu’à ses débuts avec les Kings de Los Angeles.

Dans ce contexte, il est difficile de réaliser des miracles, comme en témoigne sa fiche de 5-10-2 cette saison, avec une moyenne de buts alloués de 3,57 et un taux d’efficacité de ,892. Il s’agit là de ses moins bonnes statistiques en carrière, mais Bernier est loin d’éprouver des regrets.

«Je m’attendais à des moments plus difficiles cette saison. On est un peu entre une reconstruction et une équipe avec quelques vétérans. J’ai signé ici pour trois ans parce que j’étais prêt à faire partie du processus, et on s’en va dans la bonne direction», a-t-il noté après l’entraînement de mardi.

Beaucoup de caoutchouc

Le fait que les trois premiers défenseurs de l’équipe soient tombés au combat n’a évidemment pas aidé la cause de Bernier ni celle de l’équipe. À cinq occasions, il a été bombardé de plus de 40 tirs.

«Je suis le premier à le dire quand ça va moins bien et que je ne connais pas une bonne saison, mais en ce moment, mes statistiques ne reflètent pas mon jeu. J’ai eu de bons matchs, mais la rondelle frappe un défenseur et trouve le moyen de rentrer...

«Je ne me décourage pas et je sais que la chance va revenir de mon bord. J’aimerais avoir plus de victoires, mais quand tu es numéro deux, tu prends souvent les deuxièmes matchs d’un deux en deux et les gars sont plus fatigués, ce qui cause plus d’erreurs mentales», a-t-il expliqué.

Prêt pour le lock-out

Joueur autonome au terme des deux dernières saisons, Bernier aurait pu tenter de poursuivre son élan de la dernière année au Colorado (fiche de 19-13-3), mais l’Avalanche n’était pas prête à lui consentir un pacte de trois ans, ce que les Red Wings lui ont offert.

«C’était très important pour ma famille», a dit le gardien de 30 ans, qui attend un deuxième enfant.

«Le fait que ce soit trois ans était très important pour moi, surtout qu’on ne sait pas s’il va y avoir un lock-out et ça tomberait dans cette troisième année (2020-2021). Si on perd quelques mois, au moins j’aurai un contrat cette année-là. C’était ma façon de penser comme agent libre», a-t-il fait valoir.

Reste maintenant à savoir ce qu’il adviendra du partant Jimmy Howard, vétéran de 34 ans qui deviendra joueur autonome cet été.

«Ça va super bien avec lui. Je ne sais pas ce que Ken [Holland] et Jimmy vont faire, mais je suis venu ici avec l’idée qu’on formerait un bon duo et qu’on se pousserait tous les deux. L’entraîneur essaie d’y aller avec le gars qui est hot.»

C’est d’ailleurs Howard qui a affronté le Canadien mardi.