Guillermo Barros Schelotto et Frank de Boer

Photo : Guillermo Barros Schelotto et Frank de Boer

MLS

L’année des entraîneurs

L’année des entraîneurs

Patrice Bernier

Publié 08 janvier
Mis à jour 08 janvier

Malgré la neige qui est tombée sur Montréal dans les dernières heures, une odeur d’herbe flotte dans l’air avec la saison de soccer qui approche à grands pas.

L’année 2019 sera différente des précédentes dans la MLS puisque le calendrier a été condensé pour permettre de finir la saison plus tôt. Le format «mort subite» pour les matchs en éliminatoires risque aussi de générer beaucoup d'action et d'émotion.

Au point de vue technique, avec le calendrier comprimé, les entraîneurs seront tentés de faire tourner leurs effectifs davantage. En disputant beaucoup de matchs en milieu de semaine, ils risquent de devoir ménager leurs meilleurs éléments pour éviter qu’ils soient surchargés en fin de saison, où ils seront alors encore plus importants.

Comme la profondeur sera testée plus souvent qu’auparavant, il sera primordial d’avoir une équipe équilibrée, avec un «bon banc».

Les entraîneurs vedettes en vogue

Après une année mouvementée où neuf entraîneurs ont perdu leur poste (ou l'ont quitté), il y a un vent de renouveau à ce poste dans la ligue.

Dans le passé, on a vu atterrir plusieurs joueurs d’envergure, comme David Beckham, Thierry Henry, Kaka, David Villa, ou encore Didier Drogba. Ils sont aujourd’hui moins nombreux.

Ce qu’on remarque plutôt, cette année, c’est que beaucoup d’entraîneurs de renom arrivent dans la MLS.

Je pense notamment à Frank de Boer, désormais à la barre de l’Atlanta United FC. C’est un ancien grand joueur du FC Barcelone qui a déjà dirigé un prestigieux club comme l’Ajax d’Amsterdam, l'Inter Milan et dans la Premier League en Angleterre.

D'autres noms suivent: Matias Almeyda (Earthquakes), Marc Dos Santos (Whitecaps) et Caleb Porter, qui revient enfin dans la ligue en prenant les rênes du Crew.

Le nom que je retiens, cependant, est Guillermo Barros Schelotto, qui arrive avec le Galaxy de Los Angeles après un passage avec le mythique club argentin Boca Juniors.

Depuis le départ de Bruce Arena, l’équipe se cherche. Malgré l’arrivée d’Ibrahimovic, le Galaxy n’est plus aussi conquérant qu’avant. Le LAFC lui a même damé le pion en tant qu’équipe la plus excitante et divertissante de Los Angeles! Le Galaxy fera tout pour redevenir le club le plus populaire de la ville. 

N’oublions pas que Barros Schelotto a déjà joué dans la MLS. Il en a même été le joueur le plus utile en 2008. Il connaît donc très bien la ligue.

Au fil des ans, le Galaxy a toujours été reconnu comme une équipe portée vers l’avant et la possession. Barros Schelotto prône d’ailleurs le jeu offensif, ce qui va plaire à l'attaquant vedette Zlatan Ibrahimovic. 

Son embauche est un message que le Galaxy se remet sur la bonne voie.

Que réserve le TFC?

Maintenant, quelques mots sur le Toronto FC. Après avoir tout raflé en 2017, l’équipe a grandement déçu l’an dernier en ne participant pas aux éliminatoires.

Des changements ont donc été apportés, dont la venue d’un nouveau directeur général en Ali Curtis. Est-ce que 2019 marquera la fin d'un cycle à Toronto, alors que les contrats de Sebastian Giovinco et Jozy Altidore arriveront à échéance? L’ajout d’un certain Laurent Ciman aidera la défense et maximisera la fin de ce cycle en 2019.

La cure de rajeunissement n’est peut-être pas pour maintenant, car Curtis doit d’abord maximiser ce qui reste des grandes vedettes du club.

Le mystère Cincinnati

Il sera également intéressant de surveiller comment se débrouillera la nouvelle équipe d’expansion à Cincinnati, après les succès rapides obtenus par l’Atlanta United FC et le LAFC, qui ont participé aux éliminatoires à leur première année d’existence. La barre est maintenant très haute pour les nouvelles franchises de la MLS.

Je suis curieux de voir ce que le FC Cincinnati proposera comme style de jeu.

Il n’y a pas si longtemps, on se demandait si le Crew de Columbus allait partir. Les choses changent rapidement. Maintenant, il y a deux équipes en Ohio avec l’ajout d’une formation à Cincinnati. Il va donc y avoir une rivalité naturelle entre les deux.

Avec un nouveau groupe d’investisseurs, un nouveau stade, un nouvel entraîneur et un nouveau président, on est passé du désespoir à l’espoir à Columbus. La saison 2019 s'annonce excitante. De nouveaux «coachs», une nouvelle équipe et un nouveau format de calendrier. Ça promet!

Sur ce, bonne et heureuse année à vous tous!