Red Wings vs Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

LNH

Anthony Mantha garde la même philosophie

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Anthony Mantha reste catégorique. Il ne changera pas sa mentalité malgré deux blessures à la main droite, résultat de deux bagarres.

Mantha n’a pas atteint la Ligue nationale de hockey (LNH) grâce à ses poings, mais bien en raison de son talent et de ses instincts de marqueur.

Mais pour la deuxième fois depuis ses débuts à Detroit, l’ailier de 6 pi 5 po et 225 lb s’est absenté pour une assez longue période en raison d’une blessure à la main droite.

Si les bagarres deviennent de plus en plus rares dans la LNH, Mantha a jeté les gants à huit reprises en 179 matchs avec les Red Wings. Deux fois, il a terminé ses combats avec un gros sac de glace et il a appris de mauvaises nouvelles.

«C’était deux fois la main droite, mais deux blessures différentes, a rappelé Mantha. La première fois, je m’étais fracturé le bout d’un doigt. C’était à la fin de la saison 2016-2017 et on n’avait pas couru de risque. J’avais manqué les cinq derniers matchs du calendrier. Là, je me suis déchiré un ligament à la main. J’ai eu besoin d’une opération pour réparer le tout. Je suis revenu au jeu un peu plus rapidement que prévu même si j’ai manqué 15 rencontres.»

Pour défendre Larkin

Le 2 décembre, Mantha a invité le défenseur Patrik Nemeth, de l’Avalanche du Colorado, à valser. Nemeth venait de frapper Dylan Larkin, qui se retrouvait le dos contre la bande. Le Québécois n’a pas apprécié le geste et il a réagi de façon instinctive.

Plus d’un mois après ce combat contre Nemeth, Mantha n’a aucun regret. À quelques heures d’un match contre les Capitals de Washington au Little Caesars Arena de Detroit, le numéro 39 des Wings a expliqué sa vision des choses.

«Je l’ai dit aux journalistes de Detroit, mais je resterai exactement le même joueur, a-t-il dit en entrevue au "Journal de Montréal". Je ne changerai pas malgré les deux blessures. C’était de la malchance les deux fois. Je ne me laisserai pas piler sur les pieds et je n’accepterai pas qu’on pile sur les pieds de mes coéquipiers. Si je juge qu’un de mes coéquipiers a été victime d’une mise en échec dangereuse, c’est mon devoir d’aller cogner à la porte. Je défendrai toujours mes coéquipiers. Je le faisais dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et je continuerai à le faire dans la LNH même si je ne suis pas un bagarreur. Ça restera dans mon jeu.»

Malgré un ligament déchiré à la main droite, Mantha avait terminé la rencontre contre l’Avalanche.

«Je me doutais que je m’étais blessé lors de mon combat avec Nemeth, a-t-il expliqué. À mon arrivée au banc des punitions, je me souviens que j’avais montré ma main à Tyler Bertuzzi. Une fois que l’adrénaline venait de redescendre, je n’étais pas capable de bien fermer ma main. J’avais mal, mais j’ai décidé de terminer le match. Il restait juste une période.»

Pas un lâche

À la fin de la saison 2016-2017, Mantha s’était blessé lors d’un combat contre Luke Witkowski, du Lightning de Tampa Bay. Aujourd’hui, les deux joueurs partagent le même vestiaire à Detroit.

«Je crois que c’est impossible de lui demander d’arrêter de se battre, c’est un joueur qui n’hésitera jamais à défendre ses coéquipiers, a affirmé Witkowski. Il ne cherchera pas à jeter les gants sans raison, mais il le fera pour venir en aide à un coéquipier.

«Anthony n’a rien d’un lâche. Dans le feu de l’action, il n’y pensera pas deux fois. C’est malheureux de constater qu’il s’est blessé deux fois à la même main, mais ça peut arriver. Quand je me suis battu contre Anthony, il n’était pas obligé de m’affronter. Moi, ça fait quand même partie de mon jeu. Je suis un joueur robuste et physique, je n’ai absolument pas le talent d’Anthony.

«Mais je respecte un joueur comme lui. Il savait qu’il était pour recevoir de la visite de l’un de nos joueurs à l’époque où j’étais encore avec le Lightning. Il s’était battu lors du match précédent contre Greg McKegg et nous n’avions pas aimé sa réaction.»