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Torrey Mitchell : «Les années les plus précieuses de ma carrière»

Louis-André Larivière / TVA Sports

Publié | Mis à jour

Sa carrière dans Ligue nationale étant révolue, Torrey Mitchell file le parfait bonheur à Lausanne. Mais son cœur semble toujours à Montréal.

Écoutez l'entretien avec Torrey Mitchell dans la vidéo, ci-dessus.

L’attaquant de 33 ans s’est entendu pendant l’été avec la formation de la Ligue nationale A lorsqu’il s’est rendu à l’évidence qu’aucune équipe du circuit Bettman ne s’intéressait à ses services après 11 ans de métier.

«Il n’y avait pas d’intérêt, a raconté le joueur de Greenfield Park lors d’un entretien téléphonique avec le TVASports.ca. En fait, certaines équipes l’étaient, mais je n’avais pas d’offre formelle.»

En Europe, l’ancien des Canadiens se plaît dans son nouvel environnement. Il vient d’inscrire 12 points en 26 matchs alors qu’il est employé dans toutes les situations.

«Je joue entre 15 et 20 minutes par match, dit-il. On m’utilise sur la deuxième vague de l’attaque massive et sur la première unité en infériorité.»

«On m’envoie contre les meilleurs joueurs adverses. J’ai un rôle important et c’est très amusant pour moi.»

L’épouse et les trois jeunes filles de Mitchell l’ont rejoint à Lausanne peu après qu’il s’y soit installé, en juillet dernier. La plus vieille des sœurs a commencé ses classes dans une école française. Une adaptation qui réjouit l’ancien numéro 17 du Tricolore.

Le cœur à Montréal

Avec le recul, celui qui a été échangé aux Kings de Los Angeles en novembre 2017 après 174 matchs de saison régulière dans l’uniforme Bleu-blanc-rouge dit toujours suivre l’équipe de son enfance.

Il a d’ailleurs pris soin de demander à l’auteur de ces lignes des nouvelles de la métropole.

«Je peux vous dire que pendant mes 11 années disputées dans la Ligue nationale, celles passées à Montréal étaient les plus précieuses de ma carrière, a-t-il exprimé. Ayant grandi par là, de porter l’uniforme était toujours un rêve. Je suis très fier d’avoir accompli ça.»

Un des plus beaux souvenirs de Mitchell lorsqu’il ne jouait pas avec le CH? Il ne faut pas chercher bien loin.

«Le meilleur moment de ma carrière, et j’ai connu de belles saisons à San Jose ou dans les éliminatoires, c’était de marquer un but contre les Canadiens au Centre Bell devant ma famille et mes amis. C’est quelque chose dont je vais toujours me souvenir.»

CH : pas de contrat à rabais

Après avoir obtenu 11 points en 49 parties avec les Kings, Mitchell a été blanchi de la feuille de pointage en quatre rencontres en éliminatoires. Le directeur général Rob Blake n’a pas retenu ses services par la suite et le joueur de centre était libre comme l’air.

À l’instar de Tomas Plekanec, qui avait paraphé un contrat d’un an avant d’être libéré quelques mois plus tard, Mitchell a-t-il été tenté de revenir à Montréal à rabais? La réponse est un non catégorique.

«Lorsque j’ai été échangé, j’ai tourné un nouveau chapitre de ma vie, de ma carrière. C’était évident que les Canadiens allaient dans une autre direction. C’était terminé.»

Plus d’un an après la transaction, Mitchell dit entretenir ses liens d’amitié avec d’actuels porte-couleurs du CH.

«Je parle avec quelques joueurs encore. Je ne nommerai pas de noms, mais ils demeurent de bons amis», a lancé à la blague celui qui épie toujours les activités quotidiennes de son ancienne équipe.

«C’est drôle, j’ai joué pour cinq équipes dans la LNH pendant ma carrière et il n’y a que Montréal que je suis, confie-t-il. Je suis heureux de voir que l’équipe se porte bien et qu’elle se bat pour une place en séries.»

C’est d’ailleurs un membre des Canadiens qui l’a conseillé lorsqu’il a regardé du côté de la Suisse. Sébastien Bordeleau, le conseiller du CH en matière d’habiletés, a passé 10 saisons au pays des Helvètes, de 2002 à 2012.