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Tennis

Bianca Andreescu perd en finale à Auckland

Publié | Mis à jour

La Canadienne Bianca Andreescu ne sera pas la plus jeune à gagner le tournoi d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, mais elle peut dire mission accomplie.

La joueuse de 18 ans s’est inclinée 2-6, 7-5 et 6-1 devant l’Allemande Julia Georges en finale, dimanche. Cependant, elle peut se targuer d’avoir soutiré une manche à la deuxième tête de série de la compétition, en plus d’avoir renversé deux anciennes numéros 1 mondiales, Caroline Wozniacki et Venus Williams. Pour une athlète issue des qualifications, il s’agit de tout un accomplissement.

«Je vais probablement y penser durant quelques jours, mais je ne peux pas me plaindre. Ce fut une semaine incroyable. J’ai vaincu plusieurs adversaires de renom et je suis réellement fière de moi-même, a-t-elle déclaré sur le site de la WTA. Mon jeu a progressé dès le premier match que j’ai disputé ici, et ce, jusqu’à la fin. Espérons que je pourrai transporter cela dans mes prochains tournois.»

Sans complexe

Pour sa première finale dans un tournoi de la WTA, Andreescu est entrée sur le court sans nervosité, contrairement à sa rivale. Impressionnante par sa puissance et sa précision, la représentante de l’unifolié a joué sans complexe, à l’image de ses duels précédents. Elle a gagné les quatre premiers jeux de l’affrontement pour empocher le premier set sans trop de difficulté.

Toutefois, Georges s’est montrée de plus en plus agressive sur le terrain pour surpasser la sensation du tournoi. Elle a amorcé la deuxième manche avec un bris, forçant Andreescu à revenir de l’arrière. Celle-ci n’était qu’à quelques points du titre, mais son opposante germanique a pu conserver son service pour faire 5-5 et ensuite réussir un autre bris.

«Je crois avoir dominé le premier set et même le suivant, mais à 5-4, elle a commencé à être plus forte avec ses coups, a mentionné Andreescu. J’essayais de ne pas penser à la fin du match. Par contre, dans ma tête, je me disais évidemment que j’étais à un jeu de la victoire. Peut-être que cela a changé le cours des événements.»

Visiblement fatiguée en raison de maux de dos persistants et de ses nombreux matchs de la dernière semaine, la Canadienne a vu la future championne prendre une avance de 4-1 avec deux bris et sceller l’issue de la rencontre sur sa troisième balle de match.

«C’est décevant, mais je ne peux pas être malheureuse. J’ai joué en qualification et je ne devais pas normalement me rendre en finale. Je suis très fière d’avoir pu tenir le coup mentalement.»

Bel exploit

Quant à l’Allemande, elle est devenue la première joueuse à remporter le tournoi deux années de suite depuis Eleni Daniilidou en 2003 et 2004.

«Ça me rend très à l’aise, c’est un soulagement, dirais-je, a indiqué la gagnante, qui avait difficilement battu Eugenie Bouchard en quart de finale. Je n’étais pas vraiment sur le bon pied au départ, je n’avais pas de bonnes sensations avec mon jeu, mais j’ai modifié un peu ma stratégie. Encore une fois, j’ai trouvé le moyen de l’emporter.»