Hockey

Attaques virulentes contre Maxime Comtois sur les réseaux sociaux

Agence QMI

Publié | Mis à jour

En plus d’avoir vu l’équipe canadienne subir une décevante élimination en quart de finale du Championnat mondial de hockey junior, jeudi soir à Vancouver, l’attaquant Maxime Comtois a été visé par des commentaires haineux sur les réseaux sociaux.   

Le porte-couleurs de la formation nationale, qui a notamment été frustré par le gardien Ukko-Pekka Luukkonen sur un tir de punition en prolongation, a été la cible de nombreux partisans sur Instagram après la défaite de 2 à 1 aux mains de la Finlande.   

«Tu es le deuxième pire capitaine de l’histoire du Canada, après [Dylan] Strome. Tu ne mérites pas d’être capitaine», a entre autres écrit l’utilisateur jordanli par le biais de propos diffusés en capture d’écran par le réseau Sportsnet.   

Toutefois, quelques réactions ont été plus virulentes : une d’entre elles suggérait à Comtois, 19 ans, de se suicider.   

«Je te souhaite le VIH [virus de l’immunodéficience humaine], maudit cr...», a ajouté un autre individu qui a aussi rédigé des mots racistes à l’égard des francophones.   

Réactions politiques

Les attaques dont fait l’objet le joueur d’avant des Voltigeurs de Drummondville n’ont pas du tout impressionné la classe politique québécoise, à commencer par Valérie Noël-Létourneau, l’attachée de presse du premier ministre François Legault.   

«Inacceptable. Le sport soulève les passions, mais n’oublions jamais que ces joueurs sont aussi des humains. Ceci me révolte, c’est un jeune de 19 ans», a-t-elle écrit sur Twitter.   

Le chef parlementaire du Parti québécois et député de la circonscription de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a aussi exprimé son dégoût devant la situation.   

«Édifiant. Du racisme anti-francophone», a-t-il émis sur son compte Twitter.

L'ex-hockeyeur et député libéral Enrico Ciccone a également dénoncé la situation en entrevue à l’Agence QMI. 

«Quand tu deviens un sportif de haut niveau, tu n’es plus un être humain; tu deviens une bête de cirque», a-t-il indiqué. 

S’il déplore vigoureusement la situation, il ne se dit pas surpris, puisqu’Internet permet à des gens «cachés dans leur sous-sol» d’avoir une liberté d’expression totale.

«Est-ce que ça devrait être mieux encadré? Moi, je pense que oui», a-t-il indiqué, sans être en mesure pour l’instant d’identifier une solution au problème.

Avant tout, le porte-parole libéral en matière de sports juge que chacun doit se rappeler que derrière l’athlète se cache un être humain.

«Où a-t-on perdu la notion que Maxime Comtois, c’est un être humain? Et ce n’est même pas un joueur professionnel encore. Il ne fait pas des millions. Et même s’il faisait 55 millions $ par année, as-tu plus le droit de dire à quelqu’un d’aller de suicider?», a-t-il commenté.