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Le Canada éliminé!

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Équipe Canada junior a choisi le pire moment pour livrer une contre-performance, mercredi, en quart de finale du Championnat du monde junior face à la Finlande. Le résultat : une surprenante élimination hâtive en sol canadien dans une défaite de 2 à 1.

Ce n’était pas chic sur la glace du Rogers Arena de Vancouver. Le Canada a joué sans conviction et sans inspiration et s’est accroché à une mince avance. C’était avant que les dieux du hockey ne décident que c’en était assez.

Un but égalisateur chanceux et une autre séquence fortunée menant au filet victorieux en prolongation de Toni Utunen, la Finlande s’invitait dans le carré d’as.

Pour Équipe Canada junior, c’est la première fois en sol canadien qu’elle ne parvient pas à monter sur le podium depuis 1978. Elle récolte également une médaille de tôle une première fois depuis le désastre à Helsinki au Mondial junior de 2016. Ces mêmes Finlandais leur avaient montré la porte de sortie en les renvoyant à la maison bredouilles après les quarts de finale.

Si l’entraîneur-chef Tim Hunter avait déclaré que sa formation rebondirait à la leçon apprise dans le revers contre les Russes au traditionnel match de la veille du jour de l’An, ses ouailles n’ont pas livré la marchandise.

N’eût été le brio de Michael DiPietro, qui a repoussé 32 rondelles, les Finlandais auraient disposé des champions en titre en temps régulier. L’attaque n’a pas su s’installer en zone ennemie, le jeu de puissance a encore fait défaut et la défensive n’a fait que l’essentiel devant des Scandinaves affamés.

«C’est triste et frustrant, a déclaré DiPietro qui a cédé devant un autre espoir des Canucks de Vancouver sur le but vainqueur. C’est un peu injuste. On pensait mériter mieux. C’est très décevant.»

DiPietro aurait tellement souhaité que le capitaine Maxime Comtois inscrive le but de la victoire lors du tir de pénalité accordé au Canada en prolongation. Le Québécois s’est avancé devant Luukkonen, mais il a raté son coup. Utunen n’a pas raté le sien quatre minutes plus tard.

«Je ne pensais jamais réussir ce que je viens de faire. J’ai vu le trou au-dessus de son épaule. Je réalise tout juste l’ampleur de la séquence, a signalé Utunen après la victoire. Depuis la fin du match, c’était un gros trou noir dans ma mémoire.»

«Nous avons mérité nos chances et nous en avons profité. Nous avons bien joué durant tout le match, surtout en défensive, a salué l’entraîneur-chef finlandais Jussi Ahokas. C’est une victoire énorme.»

«Toni a choisi le meilleur moment pour marquer son premier but de sa saison, a-t-il ensuite lancé à la blague. Battre le Canada chez lui, c’est incroyable. Les gradins étaient remplis. On ne pouvait demander mieux.»

Peu flamboyants

Paraissant nerveux et gelés devant la bruyante foule du Rogers Arena, les hommes de Tim Hunter ont disputé une affreuse première période devant une équipe qui l’avait battue 5 à 2 dans les matchs préparatoires.

Sans véritablement menacer le filet d’Ukko-Pekka Luukkonen, ils ont joué sur les talons en laissant les Finlandais dicter le ton. Cody Glass a obtenu la seule véritable chance de marquer en supériorité numérique tôt dans la rencontre, sans toutefois être en mesure de prendre un bon tir vers le gardien.

De retour du vestiaire, les Canadiens ont fait amende honorable en offrant une meilleure prestation. Il faut dire qu’il en fallait peu...

Très tôt, Ian Mitchell a largué un puissant tir des poignets dans la lucarne en complétant la belle pièce de Barrett Hayton qui lui a remis la rondelle alors qu’il était sur les genoux dans l’enclave. C’était seulement le second but marqué par un défenseur de l’unifolié en cinq matchs.

Devant l’insistance des Scandinaves en fin de match, ce qui devait arriver arriva. En quête du but égalisateur, ils ont réussi avec 46 secondes à écouler au cadran. Depuis le derrière du filet, la rondelle a dévié en se faufilant derrière DiPietro alors que le but a été crédité à Aleksi Heponiemi.

En prolongation, la Finlande est parvenue à éliminer le Canada sur un tir parfait d’Utunen alors que la rondelle a légèrement dévié sur le bâton d’un défenseur de l’unifolié.