Antti Niemi

Photo : Antti Niemi Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens

Antti Niemi ne fait clairement pas le travail

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À en juger par la mauvaise saison du gardien Antti Niemi, le directeur général des Canadiens de Montréal, Marc Bergevin, pourrait devoir prendre des décisions corsées au cours des prochaines semaines.

Dès le moment où Carey Price est incapable de défendre le filet des siens, le Tricolore devient une formation vulnérable et les performances de Niemi constituent une bonne partie de l’explication. Après avoir subi une douloureuse défaite de 6 à 5 aux mains du Lightning de Tampa Bay, samedi, le Finlandais présente un dossier de 5-4-1, mais surtout, une moyenne de buts alloués de 4,22 et un taux d’efficacité de ,870.

Ces statistiques médiocres ne sont pas sans rappeler celles qu’il avait présentées au début de la dernière campagne, avant d’être réclamé au ballottage par le CH le 14 novembre 2017. Il avait auparavant porté les couleurs des Penguins de Pittsburgh et des Panthers de la Floride : avec ces deux organisations, il avait joué cinq matchs, concédant 21 buts en 118 tirs.

Par la suite, il avait repris du poil de la bête avec le Bleu-Blanc-Rouge en vertu d’une moyenne de 2,46 et d’un taux de ,929 pour le reste du calendrier régulier.

Rechute

Toutefois, Niemi semble à court de solutions en 2018-2019, à un tel point que plusieurs partisans et observateurs s’attendent à voir Michael McNiven affronter les Stars de Dallas lundi, si Price – blessé au bas du corps - ne peut rejoindre ses coéquipiers au Texas.

Aussi, les récentes performances du numéro 37 ne sont guère rassurantes. Il a vu la lumière rouge derrière lui s’allumer 25 fois au cours de ses cinq dernières sorties; la Sainte-Flanelle a perdu quatre d’entre elles, ce qui inclut des dégelées de 6 à 2 contre les Oilers d’Edmonton le 13 novembre et de 7 à 1 face au Wild du Minnesota le 11 décembre.

En 10 affrontements cette saison, Niemi n’a jamais accordé moins de trois buts dans un match.

Maintenant, il reste à savoir si l’instructeur-chef Claude Julien voudra envoyer dans la mêlée le jeune McNiven, qui n’a pas encore joué dans la Ligue nationale. L’Ontarien de 21 ans a maintenu une fiche de 4-4-1 avec le Rocket de Laval lors de la campagne actuelle. Malgré une moyenne de 2,56, son taux de ,884 est largement insatisfaisant.