UFC 214  Daniel Cormier vs. Jon Jones

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UFC

Jon Jones humilie une journaliste en direct

Marc-Antoine Turcotte

Publié | Mis à jour

Le controversé combattant de l'Ultimate Fighting Championship (UFC) Jon Jones a encore une fois fait réagir, jeudi, quand il a jugé bon d'humilier une journaliste l’ayant questionné sur ses tests antidopage positifs.

Souvent dans l'eau chaude, Jones effectuera son retour dans l'octogone en affrontant Alexander Gustafsson pour le championnat des mi-lourds, samedi, après une suspension de 15 mois pour un test antidopage positif en juillet 2017.

Or, en conférence de presse d'avant-combat, jeudi, Jones s’en est pris à Izabelle Kostic, une journaliste suédoise qui lui posait des questions irritantes qu'aucun de ses collègues n'a osé formuler.

«Comment se fait-il que ce soit la troisième fois qu'on détourne l'attention du combat et des autres combattants vers toi et tes tests positifs? Qu'est-ce qui explique le résultat positif de ce test?», a demandé l'une des seules journalistes féminines sur place.

Visiblement irrité, Jones a immédiatement refusé de répondre en exigeant une nouvelle question. Cependant, Kostic n’a pas lâché le morceau en dirigeant la même question au président de l'organisation, Dana White. D'un ton extrêmement condescendant, Jones a ordonné à la dame de s'asseoir, avant de demander qu'on lui retire son micro.

«Sois une meilleure journaliste. Tu es nulle», a continué l'athlète.

L'UFC étant un cercle plutôt fermé, la dame a osé poser les questions difficiles, au risque de perdre ses accès pour les prochains événements. Sur Twitter, la communauté a appuyé Kostic, qui, selon ses collègues, n'a pas été ébranlée par la réaction de Jones. Ce dernier a été critiqué très durement pour sa gestion de la situation.

Passé chargé

Les tests positifs semblent devenir un thème récurrent dans la carrière de celui considéré comme l'un des meilleurs combattants d'arts martiaux mixtes de tous les temps. À quelques jours d'avis, l'UFC a dû déplacer l'UFC 232 de Las Vegas à Los Angeles, puisqu'elle a été mise au parfum de l'existence d'autres tests positifs de Jones réalisés en juillet et en août 2018.

Cependant, vu la faible quantité présente dans son organisme, l'agence antidopage des États-Unis (USADA) considère qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle prise de substances interdites, mais plutôt des métabolites qui se libèrent après une longue période.

Pour cette raison, il peut combattre en Californie, puisque la Commission athlétique de cet État connaît bien son dossier. C'est à cet endroit qu'il avait été pris en défaut la première fois.