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LHJMQ

Remparts: terminé pour capitaine Gagné

Roby St-Gelais

Publié | Mis à jour

Patrick Roy a poursuivi son ménage qu’il avait amorcé avant Noël en remerciant le capitaine Benjamin Gagné avant l’entraînement de jeudi qui sonnait le retour au boulot pour les joueurs des Remparts de Québec.

Gagné pourrait toujours aboutir dans l’une des 17 autres formations de la LHJMQ d’ici la date limite de la période des échanges fixée au 6 janvier. Son départ signifie donc qu’il y a un casier de joueur de 20 ans disponible dans le vestiaire du Centre Vidéotron.

Malade, l’entraîneur-chef et directeur général a laissé à ses adjoints Martin Laperrière et Benoit Desrosiers le soin de diriger la circulation sur la glace du Pavillon de la Jeunesse, jeudi, et n’a pas rencontré les représentants des quotidiens de Québec.

«Patrick va émettre un commentaire là-dessus demain [vendredi]», a simplement répondu Laperrière, qui agit comme entraîneur associé depuis son retour avec les Remparts, au sujet du renvoi du capitaine Gagné.

Le match de trop ?

L’association entre le natif de Saint-Augustin et l’équipe de son enfance semblait tenir à un fil depuis la dernière rencontre avant le congé de Noël, le 15 décembre dernier, contre les Saguenéens.

Après avoir écopé d’une mauvaise punition qui avait mené au premier but des visiteurs au premier tiers, Gagné avait été chassé pour une autre pénalité mineure en troisième avant d’être sanctionné avec une inconduite de 10 minutes puis d’être carrément expulsé du match.

L’arrière muté à l’attaque à ses derniers moments trônait au sommet pour les minutes de pénalité chez les Remparts avec 50, de loin devant Mikaël Robidoux (26) et Olivier Mathieu (26), qui ont pour leur part été échangés. En 35 matchs, il avait inscrit six buts et 19 points.

Après le match, Roy avait déploré l’attitude sur la patinoire de son vétéran. Ses propos survenaient quelques instants après que ce dernier ait plaidé coupable devant les membres des médias.

«Quand c’est ton capitaine, c’est décevant, je dois l’admettre. Quand tu portes un «C» sur ton chandail, tu te dois de donner l’exemple, et l’équipe devrait toujours passer en premier. Je suis content qu’il l’ait dit, mais en même temps, j’aimerais mieux voir des gestes que des paroles», avait débité le Diable en chef.