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Alex Burrows voit du potentiel chez 3 espoirs du CH

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Alex Burrows entend les critiques selon lesquelles la relève est inexistante chez le Rocket de Laval. Pour sa part, il estime que certains joueurs constituent de beaux projets, comme on dit dans le jargon du hockey.

Il cite les noms du défenseur Cale Fleury, des attaquants Jake Evans et Lukas Vejdemo, qui en sont à leur première saison avec l’équipe-école du Canadien, et même celui de Michael McCarron!

Un produit de la Ligue de l’Ouest, Fleury a été repêché en troisième ronde en 2017. Son frère Hadyn, qui est de deux ans son aîné, évolue avec les Hurricanes de la Caroline depuis la saison dernière.

«Il a beaucoup de potentiel, affirme Burrows. Il possède un bon gabarit à 6 pieds 2 pouces et 200 livres. Il est mobile, voit bien le jeu et pratique un style assez physique. S’il se développe comme je le crois capable, il pourrait jouer dans la Ligue nationale.»

Evans a du caractère

Evans a été un choix de septième ronde en 2014. Natif de Toronto, il a passé quatre saisons avec les Fighting Irish de l’Université Notre Dame, dont il a été le capitaine l’an dernier. Il présente une fiche de huit buts et neuf mentions d’aide en 31 matchs avec le Rocket.

«J’aime beaucoup le joueur qu’il est, dit Burrows. Il a un sens du hockey très élevé. Il a du chien, il est acharné. S’il se renforcit et que les blessures l’épargnent [il a subi une commotion cérébrale lorsqu’il a été mis en échec par le défenseur Jonathan Aspirot au tournoi des recrues en septembre dernier], il pourrait aller loin.»

Quant à Vejdemo, il est un choix de troisième ronde en 2015 qui a joué quatre ans en ligue suédoise.

«C’est un bon patineur qui joue sur toute la longueur de la patinoire.»

Les deux meneurs

En ce qui a trait à McCarron, Burrows vante son leadership et sa hargne. Il reconnaît qu’il ne possède pas un coup de patin fluide, mais dans la mesure où il est concerné, il y a encore de l’espoir dans son cas.

«C’est sûr que son style le favorise moins en cette époque où les petits joueurs rapides ont la cote. Mais il n’est pas lent quand il bouge les pieds. Il est capable de suivre la cadence.»

«Byron Froese et lui sont nos leaders depuis le premier jour de la saison. Mac gagne toutes ses batailles pour la rondelle. Il s’implique.»

«On essaie d’en faire une version 2.0. On retrouve encore des joueurs comme lui dans la Ligue nationale. Pensons à Tom Wilson [Capitals de Washington] et à Ryan Reaves [Golden Knights de Vegas]. Il y a aussi Nicolas Deslauriers à Montréal.»

«Autrefois, on comptait quatre, cinq ou six joueurs de cette catégorie dans chaque équipe. Ils sont moins nombreux aujourd’hui, mais ils ont encore leur utilité. Si le Canadien avait une place pour un joueur comme McCarron, il serait capable d’occuper cette chaise.»