Gala Boxe Shawinigan

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

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Top 10 : les knock-outs de l’année au Québec

Publié | Mis à jour

La boxe est un sport en très bonne santé au Québec. Les pugilistes établis ici savent se donner en spectacle et ils l’ont fait tout au long de l’année, que ce soit lors de galas tenus un peu partout dans la province, ou encore à l’extérieur.

Il n’y a évidemment rien que les amateurs de boxe apprécient autant qu’un K.-O. percutant et ils ont pu en voir plusieurs au cours de la dernière année.

Voici les dix K.-O.s qui ont marqué l’année 2018 au Québec :

10 – Oganesyan c. Mares, Rimouski, 24 novembre

Le Russe Artem Oganesyan n’a que 19 ans et huit combats professionnels à son actif, mais il n’y a nul doute que son avenir est prometteur. Il a montré un peu de ce qu’il a dans le ventre, en novembre dernier au Centre Financière Sunlife en corrigeant le Mexicain Juan Manuel Mares.

Techniquement, Mares n’est pas allé au tapis. L’arbitre est intervenu avant que cela ne se produise. Parce que dans les secondes précédentes, le Mexicain s’était pris sept uppercuts de suite. Un huitième l’aurait fort probablement envoyé au plancher.

9 – Akhmedov c. Zuniga, Rimouski, 24 novembre

Le Kazakh Sadriddin Akhmedov a aussi fait des ravages dans ce gala du 24 novembre à Rimouski. Le cogneur de 20 ans a haché menu son adversaire, le Mexicain Jose Francisco Zuniga, dès le 2e round.

Le protégé d’Eye of the Tiger Management est lui aussi promis à un bel avenir et il risque de continuer à nous en mettre plein la vue en 2019.

8 – Pascal c. Bossé, Laval, 20 juillet

Ce combat a définitivement fait jaser les amateurs de boxe au Québec et ce, avant même qu’il n’ait lieu. Que ce soit le fait que Steve Bossé, populaire mais peu expérimenté en boxe, soit impliqué, ou encore que le promoteur Yvon Michel ait recours à l’aide d’Olivier Primeau pour mousser la vente de billet, les critiques étaient nombreux.

Est-ce que ce combat allait être une farce? Jean Pascal, un ancien champion du monde, qui passe chez les lourds pour affronter Bossé?

Le fait est que les spectateurs ont finalement eu droit à un duel divertissant. Bossé a été courageux. Sa technique était évidemment en-deçà de celle de son adversaire, dont la main gauche «passait» allègrement. S’agissait de voir le visage de Bossé après le combat : tout le côté droit de celui-ci était démesurément enflé par rapport au reste.

Pascal, qui devait tout de même se méfier de la puissance de son adversaire, a sorti une loufoque arme secrète : le «coup de la pince à cils». C’était comique, mais ça n’a pas fonctionné. C’est plutôt un crochet du gauche au huitième round qui a fini le travail.

7 – Butler c. Gonzalez, Shawinigan, 10 février

Steven Butler a eu une grosse année. Cinq combats, cinq victoires, toutes obtenues avant la limite. Disons que sa présence dans cette liste était inévitable! Le K.-O. le plus impressionnant du poids moyen montréalais est toutefois survenu lors de son premier combat de l’année, contre le Mexicain Uriel Gonzalez, au Centre Gervais Auto de Shawinigan.

Butler en est un autre qui risque de nous en mettre plein la vue en 2019.

6 – Makhmudov c. Satterfield, Rimouski, 24 novembre

Arslanbek Makhmudov fait définitivement peur. Le poids lourd russe «terrorise» Simon Kean, qui n’est pas exactement un peureux au naturel. Il est même effrayant lors des pesées. Et une fois dans le ring, il frappe comme un camion. Furieusement. Il cogne comme un gars qui vise le sommet et qui n’a pas de temps à perdre.

Son combat contre l’Américain Andrew Satterfield, en novembre, fut une démolition en règle comme on en a rarement vu. Certains estiment que Makhmudov, qui n’a que cinq combats chez les pros au compteur, est déjà tout près des meilleurs au monde en terme de qualité pure. Nul doute qu’Eye of the Tiger Management saura l’amener jusqu’au sommet si c’est le cas. On a déjà hâte à son prochain combat.

5 – Kean c. Braidwood, Shawinigan, 16 octobre

On aurait aimé que le combat dure plus longtemps, tant la mise en bouche a été divertissante. Après s’être nargués publiquement pendant des semaines, Simon Kean et Adam Braidwood, deux solides cogneurs chez les lourds, en sont finalement venus aux coups le 16 juin au Centre Gervais Auto de Shawinigan. Les deux étaient venus pour se battre, mais Kean aura finalement fait parler sa supériorité technique. Après avoir attendri Braidwood pendant deux rounds, il a complété le boulot au troisième. Les jambes en spaghetti, Braidwood a titubé avant de s’effondrer dans les câbles. C’était les câbles, ou le tapis.

Le combat était terminé.

4 – Carman c. Kean, Québec, 6 octobre

Après l’euphorie, le choc. Simon Kean savait que Dillon Carman, un ancien champion canadien, était un meilleur boxeur que Braidwood. Il s’est quand même fait surprendre par l’Ontarien, qui lui a passé le K.-O. au 4e round dans un des combats les plus spectaculaires de l’année au Québec.

Les deux hommes se sont échangé des coups qui auraient pu abattre un arbre. Le troisième round était absolument enlevant. Grâce à sa victoire, Carman a mis la main sur les ceintures de la WBC francophone et NABA des poids lourds. Il a promis une revanche à Kean si celui-ci la désire.

Le Québécois a subi une commotion cérébrale lors de ce K.-O. Il a été mis au repos. Il devrait cependant revenir en force en 2019. Et les amateurs de boxe souhaiteront sans doute voir ce combat-revanche contre Carman. Un dossier à suivre!

3 – Beterbiev c. Johnson, Chicago, 6 octobre

Champion IBF des mi-lourds, Artur Beterbiev, protégé du Groupe Yvon Michel, n’a disputé qu’un seul combat en 2018. Mais ce fut toute une bataille! Le Britannique Callum Johnson était venu pour se battre.

Ce ne fut pas facile. Beterbiev, puissant cogneur, a envoyé son rival au plancher dès le premier round. Mais Johnson s’est relevé et est revenu en force à un point tel qu’il a envoyé Beterbiev au tapis à son tour au round suivant.

Beterbiev a donc dû puiser dans ses ressources. Contrarié, il a fini par coucher définitivement son rival au quatrième round, défendant ainsi sa ceinture avec succès pour une première fois.

2 – Lemieux c. O'Sullivan, Las Vegas, 15 septembre

Il y avait de la haine. Avant le combat, les deux protagonistes ont échangé de nombreux propos acerbes sur les médias sociaux. Ils avaient très hâte de se rencontrer dans l’arène à Vegas, en sous-carte du deuxième combat entre «Canelo» Alvarez et Gennady Golovkin. Malheureusement pour «Spike» O’Sullivan, l’affrontement n’a pas été très long. David Lemieux l’a corrigé dès le premier round pour y aller d’un énoncé clair.

Lemieux a vraiment connu une année 2018 en dents de scie. Ses ennuis de poids l’ont plombé comme jamais et il est quasi-certain qu’il poursuivra sa carrière chez les 168 livres en 2019. Mais ce K.-O. percutant contre Sullivan est sans aucun doute son meilleur moment en 2018 et l’un des plus mémorables de toute sa carrière.

1 – Alvarez c. Kovalev, Atlantic City, 4 août

Quel combat! Eleider Alvarez avait attendu cette chance toute sa vie: l’occasion de se battre pour un titre mondial. C’est le Russe Sergey Kovalev, bien connu au Québec pour ses deux victoires contre Jean Pascal, qui lui a finalement offert sa chance. Et le Colombien n’a pas déçu. Après avoir montré qu’il pouvait encaisser la puissance du champion, il s’est sérieusement mis au travail à la septième reprise. Kovalev est allé trois fois au tapis durant ce round et c’était terminé.

Un combat qui marquera les mémoires des amateurs de boxe ici! Depuis, Alvarez a signé une lucrative entente qui le rendra riche s’il reste champion. Et ça commence avec un combat-revanche contre Kovalev, prévu pour février au Texas.