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Canadiens

Une année sportive misérable pour Montréal

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Les Montréalais qui espéraient sortir leurs chaises pliantes pour assister à un défilé des champions sur la rue Sainte-Catherine sont restés sur leur appétit en 2018, car le Canadien, l’Impact et les Alouettes n’ont pas livré la marchandise en ratant tous la phase éliminatoire de leur ligue respective.  

Chez le Tricolore, l’arrivée de 2018 n’a fait qu’accentuer la descente au classement entamée à l’automne. Privés de Shea Weber, les jadis Glorieux ont conclu avec une pauvre fiche de 29-40-13, la quatrième moins bonne de la LNH.  

La piteuse performance du Canadien a mené au départ des adjoints Jean-Jacques Daigneault et Daniel Lacroix, tandis que Dominique Ducharme et Luke Richardson sont débarqués. À Laval, Sylvain Lefebvre a payé pour des années d’insuccès, pavant la voie à l’embauche de Joël Bouchard.  

Quant aux admirateurs de Max Pacioretty, ils ont vécu un deuil intense quand le capitaine a été échangé aux Golden Knights de Vegas la nuit précédant le tournoi de golf de l’équipe.  

Heureusement pour les partisans de la Sainte-Flanelle, leur équipe semble avoir fait un bon choix en sélectionnant Jesperi Kotkaniemi au troisième rang du repêchage. Le Finlandais prend déjà ses aises dans la LNH et l’idée de le retourner dans son pays natal a été écartée. Malgré une brigade défensive douteuse et l’absence momentanée de son nouveau capitaine Weber, le Tricolore a tenu bon au début de la saison 2018-2019 et se bat pour une place en séries éliminatoires.  

Trop peu, trop tard  

Au Stade Saputo, l’Impact a regretté un début de campagne épouvantable, échappant 10 de ses 13 premières parties. Il a tant bien que mal effacé ce faux départ, mais les dégâts étaient faits. Le Bleu-Blanc-Noir a été éliminé au dernier jour du calendrier.  

Les hommes de Rémi Garde ont conclu au septième rang de l’Association de l’Est de la MLS.  

L’organisation a aussi éprouvé des ennuis à l’extérieur du terrain. Les négociations ratées avec l’attaquant Jimmy Briand en sont un bon exemple; l’Impact a essayé de réparer les pots cassés en obtenant Quincy Amarikwa, Michael Azira et Bacary Sagna, mais ils n’ont pu mener le club vers les éliminatoires.  

Le divorce a été prononcé avec le directeur technique Adam Braz après la saison. L’organisation, qui a embauché l’ancien joueur Patrick Leduc pour un poste aux opérations soccer, a du pain sur la planche.  

Récemment, Ignacio Piatti a mentionné que 2019 sera sa dernière année à Montréal. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour Joey Saputo, qui dit perdre 11 millions $ annuellement et qui souhaite augmenter les abonnements de saison.  

Une vraie honte  

La palme de la plus mauvaise équipe montréalaise en 2018 revient sans contredit aux Alouettes, qui ont gagné cinq fois en 18 parties. Encore une fois, le directeur général Kavis Reed n’a pu trouver les solutions, malgré la présence du nouvel instructeur-chef Mike Sherman.  

Reed a tenté un grand coup en allant chercher Johnny Manziel des Tiger-Cats de Hamilton en juin. Toutefois, la facture fut onéreuse : Chris Williams, Jamaal Westerman et surtout deux choix de premier tour. La venue de l’ex-gagnant du trophée Heisman n’a pas eu les effets escomptés. Manziel a dû attendre l’avant-dernier match de la campagne avant de savourer sa première victoire dans le circuit.  

Pendant que les foules sont en baisse au Stade Percival-Molson, les Moineaux doivent s’améliorer. Leurs receveurs de passes, particulièrement Ernest Jackson et B.J. Cunningham, n’ont pas été à la hauteur alors que l’attaque a inscrit 345 points, le pire total de la LCF.  

Il faudra par ailleurs déterminer le sort de Reed. Pendant ce temps, les Carabins de l’Université de Montréal misent sur Danny Maciocia et Anthony Calvillo dans leurs rangs...