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Une 300e victoire pour Carey Price

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Un match face aux Coyotes de l’Arizona en est rarement un qui reste dans les annales. Cette courte victoire de 2 à 1 du Canadien, dans le désert de Glendale, s’inscrira définitivement dans cette lignée: amphithéâtre à moitié vide, ambiance absente, action déficiente.

Néanmoins, ce gain passera à l’histoire pour l’un des joueurs du Canadien. En repoussant 36 lancers, Carey Price a signé la 300e victoire de sa carrière.

Il est devenu seulement le deuxième gardien de l’histoire de l’équipe à accomplir cet exploit.

«C’est une victoire spéciale. Je suis très fier. La route fut longue jusqu’à ce plateau», a déclaré le gardien du Canadien, à qui il manque 14 gains pour rejoindre Jacques Plante au sommet de cette colonne.

«C’est loin d’être fini, si vous voyez ce que je veux dire», a ajouté l’homme masqué de 31 ans. Envoyé dans la mêlée une deuxième fois en autant de jours pour la seconde fois de la saison, le Britanno-Colombien a réservé ses plus beaux arrêts pour la deuxième période.

Au cours de cet engagement, on a senti ses coéquipiers plier quelque peu l’échine une fois qu’Oliver Ekman-Larsson eut créé l’égalité pendant que Tomas Tatar se trouvait au cachot.

«Il y a eu des moments où ce fut plus difficile. Mais Carey a fait tout un travail ce soir. Il a monté la garde de brillante façon. Il mérite amplement cette 300e victoire», a convenu Claude Julien.

Galchenyuk allumé

Non, un affrontement entre ces deux équipes n’a rien de bien vendeur. Au terme d’une première période dès plus terne, plusieurs téléspectateurs ont dû prendre le chemin de la couchette.

En fait, les deux seuls joueurs qui semblaient excités étaient Max Domi et Alex Galchenyuk. Et encore là, ils étaient loin de ressembler à des enfants qui reçoivent la visite du père Noël.

Mis à part le filet désert près duquel s’est présenté Domi, tard en troisième période, Alex Galchenyuk est celui des deux qui est passé le plus près de faire scintiller la lumière rouge.

Malgré la présence de Christian Fischer dans son demi-cercle, Price est parvenu à étirer la jambière gauche au dernier moment pour frustrer son ancien coéquipier du bout du gros orteil.

D’ailleurs, si Domi s’est présenté avec la fougue habituelle, Galchenyuk s’est montré sous son meilleur jour.

Motivé par la confrontation contre son ancienne équipe, il a affiché une belle intensité en plus d’être impliqué dans le jeu et d’être plus incisif dans les bagarres à un contre un.

«J’étais allumé! Il y avait beaucoup d’émotions à l’approche de la rencontre. Toutefois, à la seconde où la rondelle tombe sur la patinoire, ça devient un match comme les autres, a fait valoir Galchenyuk, auteur de deux tirs au but. Dommage que nous n’ayons pas pu gagner ce match.»

De nouveaux trios

Pour cette deuxième rencontre en 24 heures, Claude Julien avait choisi d’apporter des modifications à ses combinaisons. Il a la main heureuse avec celle formée d’Andrew Shaw, de Phillip Danault et de Paul Byron, les deux premiers se faisant complices du huitième filet de la saison du dernier.

Un but qui aura finalement fait la différence dans ce gain.

Auparavant, l’attaque massive montréalaise avait inscrit un but dans un second match consécutif pour l’une des rares fois de la saison. Shea Weber, avec un plomb, dans le haut du filet, ouvrant la marque.

D’autre part, le CH disputera son prochain match demain contre les Golden Knights à Las Vegas.