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Crédit : AFP

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Les Rays résignés: pas de nouveau stade

Publié | Mis à jour

La plus récente nouvelle en provenance de St. Petersburg n’a rien pour freiner les ardeurs de ceux qui rêvent d’un retour du baseball majeur à Montréal : l’organisation des Rays se résigne à demeurer au Tropicana Field.

Il sera maintenant intéressant de voir comment le tout sera accueilli par le commissaire Rob Manfred.

La direction de la formation floridienne a officiellement informé les autorités municipales de St. Petersburg, mardi, que l'organisation avait renoncé à l’idée de construire un nouveau stade à l’extérieur de la ville.

Dans une lettre envoyée au maire Rick Kriseman et publiée sur le site du quotidien «Tampa Bay Times», l’avocat général des Rays, John Higgins, a confirmé la fin de l’entente liant l'équipe à la Ville. Cet accord conclu le 15 janvier 2016 offrait une fenêtre de trois ans aux Rays pour quitter St. Petersburg sans pénalité et, conséquemment, trouver un site pouvant accueillir le nouveau domicile du club.

«Veuillez prendre note que les Rays ne tenteront pas de négocier les "Nouvelles Ententes"», a-t-on pu lire dans une missive plutôt laconique.

Un propriétaire déçu

Le projet de stade dans l’arrondissement d’Ybor City, dont le coût de construction était estimé à environ 900 millions $, est maintenant mort et enterré. Celui-ci avait été dévoilé plus tôt cette année, mais le commissaire Rob Manfred a refusé de l’appuyer publiquement, la semaine dernière, expliquant que le dossier manquait de détails.

Depuis, le propriétaire Stuart Sternberg avait déjà laissé entendre qu’il n’irait pas de l’avant, estimant que le temps n’était pas suffisant pour obtenir un plan concret avant l’échéance, le 31 décembre.

«Nous ne sommes même pas proches d’un cadre de travail», avait-il concédé, cité par la publication spécialisée «SportsBusiness Journal».

Dossier à suivre

Plus que jamais, les Rays semblent résignés à jouer au Tropicana Field de St. Petersburg, à condition évidemment de demeurer dans la région de Tampa Bay. Ils possèdent un bail en vigueur jusqu’en 2027. Malgré les pénalités prévues, ce bail ne peut toutefois pas empêcher, à lui seul, un transfert de l’équipe.

Les récentes informations émanant de Tampa pourraient logiquement favoriser un déménagement éventuel des Rays au Québec puisque le nom de la métropole québécoise est régulièrement évoqué dans les discussions relatives à un déménagement ou à une expansion.

Aussi, le groupe mené par l’homme d’affaires Stephen Bronfman poursuit ses démarches. Bronfman a d’ailleurs rencontré le premier ministre du Québec, François Legault, la semaine dernière.

Concernant le commissaire Rob Manfred, il a répété à plusieurs reprises qu’une expansion était impensable tant et aussi longtemps que certains dossiers à Oakland et Tampa ne seraient pas réglés. Si un nouveau stade pourrait voir le jour pour accueillir les Athletics, la situation des Rays semble désormais plutôt périlleuse.