Tennis

Leylah Annie Fernandez vise haut

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Nommée joueuse junior de l’année par Tennis Canada, la Québécoise Leylah Annie Fernandez a de grandes ambitions.

Pour se donner les moyens de les réaliser, elle et sa famille ont choisi de s’installer en Floride, où convergent plusieurs grandes joueuses du circuit WTA.

«On a décidé que c’était une bonne idée de s’établir ici pour mon tennis, mais aussi pour le développement de ma petite sœur qui veut aussi être une joueuse de tennis professionnelle», a indiqué la Montréalaise de 16 ans, qui s’entraîne maintenant à Boynton Beach sous la supervision de son père.

Leylah et sa sœur Bianca Jolie, qui est âgée de 14 ans, ont déjà la chance de côtoyer certaines joueuses de renom.

«J’ai la chance de m’entraîner avec des professionnelles du top 100 comme [Naomi] Osaka et [Sofia] Kenin, qui sont de très bonnes joueuses. Je ne m’entraîne pas avec elles tous les jours, mais c’est une belle opportunité pour moi.»

Progression rapide

Fernandez en a étonné plus d’un au cours de la dernière année, notamment en atteignant les demi-finales de Roland-Garros chez les juniors. À 15 ans, elle en était à une première présence dans un tournoi du Grand Chelem.

Elle a remporté son premier match en carrière sur le circuit de la WTA, à la Coupe Banque Nationale, à Québec, est passée à un cheveu de se qualifier pour le Coupe Rogers de Montréal et a gagné son premier tournoi de catégorie A de l’ITF, à Porto Allegre, au Brésil.

Ces performances l’ont aidée à grimper d’environ 300 places au classement de la WTA, où elle a terminé l’année au 480e rang. Heureuse de cette progression rapide, Fernandez ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

«J’aimerais terminer la prochaine année dans les 200 meilleures et gagner un Grand Chelem junior.»

Toutefois, la Québécoise ne veut pas prendre le risque de brûler les étapes.

«Une de mes priorités est de terminer l’année en santé, pas seulement sur le plan physique, mais aussi émotif et mental. Je ne veux pas me mettre trop de pression. Je veux continuer d’aimer mon sport.»

Une petite lionne

Du côté de Tennis Canada, on ne tarit pas d’éloges au sujet de cette jeune joueuse gauchère. Responsable du programme national féminin, Sylvain Bruneau croit que Fernandez possède beaucoup d’atouts pour se rendre aussi loin qu’elle l’espère.

«Les filles n’aiment pas jouer contre elle parce qu’elle joue un peu différemment. Elle fait des angles, elle varie le jeu, elle change le rythme, elle accélère, elle est super rapide... c’est une petite lionne. Ça ne paraît pas parce qu’elle est toute douce à l’extérieur du terrain. Elle est toute fine, tranquille. Mais sur le terrain, elle a un mental de fer. Elles sont toutes déterminées, mais elle, c’est quelque chose!»

«Sa détermination au-delà de la normale fait d’elle une compétitrice hors pair, a renchéri Louis Borfiga, vice-président du développement de l’élite chez Tennis Canada. Elle est surprenante, ambitieuse et elle aime jouer dans les moments importants. Ce sont des qualités importantes pour la suite.»