F1

Lance Stroll : lancement historique en Formule 1

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L’écurie Force India, rachetée en août dernier par un consortium de gens d’affaires dirigé par le Montréalais Lawrence Stroll, procédera au dévoilement de sa nouvelle monoplace le 13 février à Toronto, a appris «Le Journal de Montréal».

Jamais, dans l’histoire, une équipe de Formule 1 a choisi de faire son lancement en territoire canadien. Ses nouveaux propriétaires – beau geste — tenaient mordicus à tenir cette activité au pays.

La présentation se déroulera au Centre des congrès du Toronto métropolitain, à deux jours de l’ouverture officielle du Salon international de l’auto qui s’y tient chaque année.

Nouveau nom

Les deux pilotes titulaires, le Québécois Lance Stroll (fils de Lawrence) et son nouveau coéquipier pour la saison 2019, le Mexicain Sergio Perez, sont évidemment conviés à l’événement, de même que les principaux dirigeants de l’entreprise.

Papa Stroll, qui a fait fortune dans l’industrie de la mode en étant associé notamment aux marques Pierre Cardin, Tommy Hilfiger et, plus récemment, Michael Kors, profitera aussi de l’occasion pour dévoiler les couleurs de ses deux bolides et le nouveau logo.

Baptisée Racing Point Force India depuis son acquisition, l’équipe changera assurément de nom.

L’écurie est la deuxième du plateau à confirmer sa date de lancement après Ferrari, qui fera de même le 15 février en Italie.

Après Stebro et Wolf

Rares sont les écuries de F1 à avoir été la propriété d’investisseurs canadiens.

Dans l’histoire, seulement deux autres organisations ont précédé celles de Stroll depuis la création du Championnat du monde en 1950.

La première, Stebro, a connu une carrière éphémère en F1, puisqu’elle n’a disputé qu’une seule épreuve, le Grand Prix des États-Unis, au circuit de Watkins Glen en 1963.

L’équipe a été fondée par Peter Broeker, qui en a été aussi le pilote. En qualification, il avait concédé un peu plus de 15 secondes au détenteur de la position de tête, le Britannique Graham Hill.

Malgré tout, on lui avait accordé son laissez-passer pour la course, qu’il a complétée au septième rang à... 22 tours du vainqueur, ce même Hill, le père de Damon.

Victoire d’entrée

Le parcours de Wolf, deuxième écurie canadienne en F1, a été certes plus fascinant, même s’il s’est terminé après seulement trois saisons.

Fortuné et passionné de voitures, Walter Wolf a réalisé son rêve en 1975 quand il devenu propriétaire à 60 % de Williams-Engineering, l’ancêtre de l’écurie Williams.

Son association avec Frank Williams n’a cependant duré que deux ans, avant qu’il décide de fonder sa propre écurie en 1977. Il recrute alors Jody Scheckter comme pilote et celui-ci remporte la victoire dès le premier Grand Prix de l’écurie Wolf, en janvier en Argentine.

Le Sud-Africain signera deux autres victoires cette année-là pour terminer deuxième au classement final derrière le champion, Niki Lauda.

La saison suivante aura été moins fructueuse en raison d’une voiture moins compétitive, et Scheckter quittera l’équipe à la fin de 1978 pour rejoindre Ferrari (aux côtés d’un certain Gilles Villeneuve), qui lui procurera son seul titre en F1 l’année suivante.

L’écurie Wolf a été de plus en plus limitée à un rôle de figuration par la suite et a cessé ses opérations à la fin de la saison 1979.

En bref

Si vous vous demandez pourquoi le lancement de la nouvelle monoplace n’a pas lieu au Salon de l’auto de Montréal, c’est que l’exposition est organisée à une date trop hâtive, du 18 au 27 janvier. La monoplace, dit-on, n’aurait pas été prête à temps...

La plupart des écuries de F1 vont procéder au lancement de leur voiture 2019 dans la semaine du 11 février.

Dès le lundi suivant, les 10 équipes participeront, au circuit de Barcelone, en Espagne, à la première de huit journées d’essais privés en prévision de la nouvelle saison qui s’amorcera le 17 mars à Melbourne, en Australie.