Canadiens de Montréal

Une décision qui se défend... mais qui n'était pas la meilleure

Une décision qui se défend... mais qui n'était pas la meilleure

Stéphane Auger

Publié 16 décembre 2018
Mis à jour 16 décembre 2018

Deux décisions ont fait jaser hier soir dans le match entre les Canadiens et les Sénateurs.

En première période, l’entraîneur du CH, Claude Julien, a contesté le premier but des Sénateurs, prétextant qu’il y avait eu obstruction sur Carey Price.

À vitesse réelle, le but semblait avoir été marqué en toute légalité. Mais la façon dont Price est tombé laissait présager qu’il y avait eu un contact. À la reprise, nous pouvons clairement voir que Brady Tkachuk a poussé la jambière du gardien du CH, l’empêchant de se repositionner pour bloquer le tir de Colin White, qui trouvé le fond du filet.

Depuis les séries de l’an dernier, ce sont les gens des opérations hockey à Toronto qui ont le dernier mot sur les buts marqués. Les arbitres regardent leur tablette et donnent leur point de vue, mais c’est ultimement Toronto qui décide. Plusieurs applaudissaient la décision d’enlever aux arbitres la décision finale, invoquant une plus grande constance! Mais depuis le début de la saison, il n’y a jamais eu autant de confusion. Je vous avais prévenu!

Ce but aurait dû être refusé aux Sénateurs hier soir, ce n’était pas une décision difficile à prendre.

Geste exagéré?

En troisième période, l’arbitre TJ Luxmore s’est fait copieusement huer après avoir refusé un but à Phillip Danault, des Canadiens.

Ah, le son d’une foule mécontente... Ça me rappelait mes bonnes années!

Sur la séquence, l’attaquant du CH Artturi Lehkonen transporte le disque en zone offensive. Il est clairement accroché par Thomas Chabot, des Sénateurs, et l’arbitre lève le bras immédiatement sur le jeu. Accroché en haut de la taille, Lehkonen se propulse vers l’avant tout en envoyant la rondelle vers Danault.

Il en a rajouté un peu trop.

C’est le jugement de l’arbitre et bien honnêtement, s’il n’y a pas de but sur la séquence, personne n’en parle aujourd’hui. La punition se défend.

Cependant, tel que je l’ai mentionné en ondes, c’est le genre de jeu où tu peux, comme arbitre, te faciliter la vie quelque peu. Quand tu lèves le bras, tu es le seul à savoir ce que tu vas décerner comme pénalité. Dans ce cas-ci, ça se déroule rapidement et la rondelle est déjà dans le filet quand l’arbitre rend sa décision.

La meilleure décision (et celle qui est la plus facile à défendre) aurait été d’accorder le but et d’annuler la pénalité à Chabot. Pas mal certain qu’Ottawa n’en aurait pas fait un cas.