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Yves Ulysse contre le sosie de... Tomas Plekanec

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Yves Ulysse fils a l’impression de rêver même s’il a les yeux grands ouverts depuis son arrivée à New York.

Jeudi matin, le représentant d’Eye of the Tiger Management (EOTM) est entré dans le Madison Square Garden pour la première fois de sa vie. Il était émerveillé comme un enfant qui rentre dans un magasin de jouets.

«J’ai eu des frissons et je suis ému par cet aréna qui est un panthéon de notre sport, a indiqué Yves Ulysse lors d’une entrevue avec le Journal de Montréal. C’est grandiose. C’est comme un cadeau de Noël avant le temps.

«Je suis content d’être venu avant le combat parce que j’aurais été sous le choc si ça n’avait pas été le cas.»

Au cours de la conférence de presse, Ulysse fils (16-1, 9 K.-O.) n’était pas sur la scène avec les autres boxeurs de la carte. Par contre, il a été présenté avec une bonne prononciation par Oscar de La Hoya.

Le boxeur de 30 ans s’est levé timidement pour saluer les nombreux médias qui étaient réunis sur la patinoire des Rangers.

«C’était aussi impressionnant de voir un champion comme Canelo dans une grosse conférence de presse, a ajouté Ulysse fils. On ne peut jamais se préparer pour un événement qui a une telle envergure.»

«Les sacrifices en valaient la peine. J’ai eu le tract quand Oscar m’a nommé. Par chance, je n’ai pas eu un discours à faire.»

Contre le sosie de Plekanec

Pour ses premiers pas dans la Grosse Pomme, Ulysse fils affrontera l’Américain Maximilliano Becerra (16-2-2, 8 K.-O., photo, ci-dessous). Lorsqu’on regarde les photos de celui-ci, on a l’impression que le Québécois se mesurera au sosie de l’ancien joueur du Canadien Tomas Plekanec!

Blague à part, s’il livre une bonne performance, Ulysse ne devrait pas être inquiété par Becerra.

«Chaque combat est important et je dois bien paraître devant les gens de DAZN, a souligné Ulysse fils. Becerra est un boxeur droitier qui a une bonne portée et qui est agressif.

«Son style pourrait m’aider à me préparer pour des adversaires potentiels comme Maurice Hooker ou José Ramirez.»

Sans son entraîneur principal

À l’instar de son combat à Verona, Ulysse fils devra se débrouiller sans son entraîneur Rénald Boisvert qui n’est pas en mesure de venir aux États-Unis pour des raisons personnelles.

Le Québécois d’origine haïtienne sera tout de même bien entouré avec la présence de Jesse Ross Thompson et de Claudio Misischia.

C’est Thompson qui aura la tâche de donner les consignes au pugiliste droitier entre les rounds. Il travaille avec Ulysse depuis quelques mois déjà.

«C’est Junior qui m’a approché et on n’a pas établi d’objectifs précis ensemble, a souligné Jesse Thompson. Ce que j’aime de lui, c’est qu’il veut toujours apprendre et s’améliorer.

«Il m’a déjà demandé de visionner plusieurs de ses anciens combats afin de savoir ce que je ferais pour le vaincre si j’étais l’entraîneur de l’adversaire.»

Au cours de la dernière année, les entraîneurs d’Ulysse ont pris la décision de donner un camp d’entraînement de deux mois pour peaufiner la technique de leur protégé.

«Ce n’est pas pareil comme un camp avec un adversaire. Durant cette période, on a pu travailler sur les faiblesses de Junior tout en lui donnant des partenaires d’entraînement différents.»