Canadiens de Montréal

Joël Bouchard: éviter le syndrome de Bambi

Joël Bouchard: éviter le syndrome de Bambi

Renaud Lavoie

Publié 10 décembre 2018
Mis à jour 10 décembre 2018

Les victoires ne s’accumulent pas chez le Rocket de Laval, mais trois joueurs ayant travaillé avec Joël Bouchard au début de la saison donnent un fier coup de main aux Canadiens présentement.

Les attaquants Michael Chaput et Kenny Agostino ont gagné leur place, tout comme le défenseur Brett Kulak, qui représente toute une surprise.

Joël Bouchard, qui a vécu des passages dans la LNH et dans la Ligue américaine, connaît très bien les difficultés qu’un joueur peut rencontrer lorsqu’il n’est pas en mesure de s’imposer en tant que joueur régulier dans le circuit Bettman.

«Ici on développe des joueurs à long terme et à court terme, souligne l’entraîneur-chef du Rocket. Dans les cas de Kulak, Agostino et Chaput, je leur ai dit dès nos premières discussions qu’ils n’étaient pas assez bons pour jouer en haut. Je leur ai dit qu’ils devaient améliorer leur jeu pour que vous mettiez "les bras dans le tordeur de l’entraîneur" et de ne pas lui laisser le choix que de vous laisser dans la formation, car il a la certitude que votre club est meilleur avec vous.»

Se concentrer sur les lacunes

Des joueurs parfaits, ça n’existe pas. Ça, tout le monde le sait. Mais c’est évident que les joueurs qui ont beaucoup de talent ont plus de chances que ceux qui doivent se battre pour chaque minute de jeu.

Mais le talent ne fait pas foi de tout. Il y a le travail et les longues heures qu’il faut mettre pour corriger les lacunes.

«Tu veux que les joueurs exploitent leurs forces, explique Bouchard, et que leurs faiblesses ne leur fassent pas mal. La LNH ça ne donne aucune chance et j’appelle ça le syndrome de Bambi à pattes cassées. Si tu as des faiblesses, tu vas te faire rattraper assez vite. Tu vas être correct quatre ou cinq matchs, c’est tout. Ils n’ont pas pris mon message de façon négative et ils ont tenté de s’améliorer et ça reste le défi de leur carrière.»

C’est évidemment ce qui attend Xavier Ouellet, qui va tout faire en son possible pour être le premier défenseur rappelé si jamais les Canadiens ont des blessés à la ligne bleue. Mais la compétition est corsée présentement chez le Tricolore, ce qui est évidemment de la musique aux oreilles des dirigeants de l’équipe.