Crédit : Jason Getz-USA TODAY Sports

MLS

Atlanta United, désormais le modèle à suivre en MLS

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ATLANTA - Au fil des années, il y a eu de grandes finales de la coupe MLS. Celle de samedi, remportée 2 à 0 par l’Atlanta United FC, ne sera pas nécessairement mémorable pour le match comme tel, mais pour d’autres raisons.

Âgée d’à peine deux ans, cette équipe s’est imposée comme un modèle à suivre pour toutes les formations de la Major League Soccer (MLS), et pas seulement les nouvelles.

À Atlanta, les dirigeants ont décidé de faire les choses autrement, et surtout comme il faut.

«Quand j’ai commencé à discuter avec la haute direction, en 2016, il y avait un plan en place et on n’en a jamais dérogé», a souligné l’entraîneur-chef «Tata» Martino, qui a vu neiger.

Il a notamment dirigé la sélection argentine et le FC Barcelone, alors son opinion est porteuse.

Popularité indéniable

Atlanta a si bien fait les choses que son équipe de soccer a presque surpassé en popularité les Falcons de la NFL.

Et ce n’est pas une blague. Au cours de la semaine, le propriétaire Arthur Blank, qui possède aussi les Falcons, a révélé qu’il avait dû aller faire une petite allocution d’encouragement au site d’entraînement de son équipe de la NFL parce qu’on commençait à avoir des doutes.

Et la ville a embrassé son équipe de soccer, au point où il y avait 73 019 spectateurs dans le Mercedes-Benz Stadium, samedi soir, une marque qui a surpassé par plus de 10 000 spectateurs l’ancien record datant de 2002.

Atlanta a maintenu une moyenne d’un peu plus de 53 000 spectateurs par match. C’est tout un exploit, et ça place l’équipe dans le top 20 mondial. Mondial!

Équipe bien construite

Ce qu’il faut surtout retenir du modèle de l’Atlanta United FC, c’est que l’équipe a été bien construite à la base.

Oui, Josef Martinez est la vedette offensive de l’équipe avec ses 31 buts en saison régulière et son titre de joueur par excellence de la finale avec un but et une passe décisive.

Cependant, ce n’est que la pointe de l’iceberg parce qu’on a fait le pari d’investir dans des jeunes joueurs qu’on pourrait revendre.

C’est ce qu’on a fait avec Miguel Almiron. Le jeune Paraguayen a coûté cher, mais l’équipe de la Géorgie va refaire son argent et bien plus quand ses droits seront revendus à une équipe de la Premier League dans les prochaines semaines.

Almiron devrait aboutir à Arsenal, Newcastle ou Tottenham.

Et avec l’argent amassé, Atlanta pourra maintenir la qualité de son effectif, qui regorge encore de bons joueurs comme en témoignent Hector Villalba et Ezequiel Barco, qui étaient sur le banc lors de cette finale, mais qui auraient été partants dans la plupart des autres équipes de la MLS.

Étoile montante

Toutefois, il n’y avait pas qu’Atlanta dans cette finale. Il serait injuste de ne pas parler des Timbers de Portland.

L’équipe de l’Oregon a pris tout le monde par surprise en remportant des matchs à l’étranger pour battre des équipes toujours mieux classées et atteindre la finale.

Cela témoigne d’une grande force de caractère et celle-ci vient en partie du très intense entraîneur Giovanni Savarese.

Car il est l’un des rares instructeurs de première année à avoir mené son équipe au match ultime de la saison.

Et on peut être sûrs qu’avec son état d’esprit et son talent, on le reverra encore tard dans la saison et dans les années à venir.

Arbitrage

Finalement, un match de MLS ne serait pas le même sans une petite controverse d’arbitrage.

Dans le camp des Timbers, on estime qu’Alan Kelly a erré en décernant une faute sur le jeu qui a mené au second but, puisque celui-ci a été marqué à la suite d’un coup franc d’Almiron.

C’est peut-être le cas, mais il ne faudrait pas oublier que Kelly n’a pas accordé un tir de pénalité en faveur d’Atlanta en début de match et cette situation aurait aussi méritée d’être revue.

N’empêche qu’en fin de compte, cette finale a connu un dénouement logique qui va peut-être tirer la MLS vers le haut.