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Les Canadiens sortent le balai

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Au terme du match de mardi, Guy Boucher avait avancé le manque d’expérience de ses joueurs pour expliquer le revers que sa troupe venait de subir aux mains du Canadien. Ce fut encore plus flagrant, jeudi soir, dans la capitale fédérale.

Les joueurs du Tricolore ont profité de la fragilité de la défense des locaux pour l’emporter 5 à 2 et, ainsi, balayer la courte série de deux affrontements entre les deux formations.

Tout au long de la rencontre, cette défense a pris bon nombre de risques, offrant du même coup une multitude de surnombres.

Le Canadien a profité d’une baisse de régime de 20 secondes, d’une trop grande agressivité des Sénateurs à leur ligne bleue et d’une sortie de zone précipitée pour déjouer Craig Anderson trois fois sans riposte.

«En deuxième période, alors que le pointage était de 1-1, on n'a pas utilisé la bonne option, celle de diriger des rondelles vers le but et le CH en a profité», a expliqué l’entraîneur des Sénateurs.

Chaque fois, le jeune Thomas Chabot, un diamant poli offensivement, mais encore brut défensivement se trouvait sur la patinoire. Il a été directement responsable du but d’Andrew Shaw, le troisième des Montréalais, lorsque son déblaiement s’est retrouvé directement sur la palette du bâton de Jesperi Kotkaniemi.

L’étincelle du quatrième trio

À l’occasion de cette rencontre, Claude Julien avait choisi de réintégrer Nicolas Deslauriers dans sa formation. L’attaquant québécois s’est assuré de démontrer que son entraîneur avait fait le bon choix.

Enflammée par la présence du gros ailier, cette unité a déployé une énergie qu’on ne lui avait pas reconnue depuis longtemps. La pression qu’elle a appliquée en fond de territoire tout au long de la rencontre a hypothéqué les réserves d’énergie des Sénateurs.

«Quand tu joues deux matchs de suite contre la même équipe, c’est important de taxer les défenseurs. Tu sais qui sont leurs meilleurs, alors tu essaies de terminer tes mises en échec chaque fois, a déclaré Deslauriers. On a fait un bon travail d’échec-avant. Ils ont sûrement trouvé ça plus difficile que lors du premier match.»

L’effort des trois attaquants a été récompensé tôt dans le match. Ils se trouvaient sur la patinoire lorsque Jeff Petry a donné la réplique à peine 20 secondes après le but de Mark Stone.

Julien a affiché son appréciation en les envoyant sur la patinoire lors de la reprise du jeu suivant le but de Paul Byron, son premier depuis son retour au jeu.

Quelques arrêts opportuns

Devant le filet, Carey Price a repoussé 19 tirs pour savourer un troisième gain à ses quatre dernières sorties. Même s’il a connu une soirée plutôt tranquille, il a eu à s’illustrer dans des moments opportuns.

Son arrêt du bras aux dépens de Brady Tkachuk, alors que l’écart n’était que d’un seul but, en est un bon exemple. Un but de la recrue aurait pu changer quelque peu l’allure du match.

«Avec Carey devant le filet, tu sais que les arrêts seront faits. Ça donne la confiance nécessaire à l’équipe pour aller marquer des buts. On sait qu’on n’aura pas besoin de gagner des matchs 1 à 0 ou 2 à 0», a fait valoir Byron, qui a complété la marque dans un filet désert.

Le gardien du Canadien semble être revenu dans un bon état d’esprit. Il n’a pas accordé plus de trois buts à chacun de ses six derniers départs.

Trente minutes à 10 attaquants

Les Sénateurs n’ont pas été épargnés par les blessures au cours de cette rencontre. Après être entré violemment en collision avec Brett Kulak, au milieu de la patinoire dans les derniers instants de la première période, Bobby Ryan n’est pas revenu dans le match.

Pour sa part, Matt Duchene a effectué quatre présences au cours de la période médiane avant de retraiter, lui aussi, au vestiaire. Les locaux ont donc disputé la moitié du match à 10 attaquants, ce qui a forcé Boucher à surutiliser Stone.

«On ne cherche pas les excuses, mais c'est certain que la perte de joueurs aussi importants que Ryan et Duchene a fait mal», a souligné Boucher.