Boxe

Mort de Markus Beyer : Éric Lucas sous le choc

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Le 5 avril 2003 est une date toujours fraîche dans la mémoire d’Éric Lucas. C’est le soir où il a été dépouillé de sa ceinture WBC des super moyens aux mains de Markus Beyer, en Allemagne.

Écoutez les commentaires d'Éric Lucas dans la vidéo, ci-dessus.

La rivalité de côté, le boxeur montréalais est sous le choc depuis l’annonce de sa mort, mardi matin.

«Je suis surpris et étonné. Il a le même âge que moi, a-t-il déclaré à l’émission «Les Partants», à TVA Sports. Quand une personne de ton âge et avec lequel tu as boxé décède, c’est sûr que tu te poses des questions.

«C’est vraiment triste. On ne connait pas les causes du décès. Est-ce que c’est dû à une maladie ou à des séquelles de la boxe? C’est malheureux. Très malheureux.»

La nouvelle de la mort de l’Allemand tombe seulement trois jours après l’admission du champion déchu Adonis Stevenson aux soins intensifs, à Québec.

Plus tôt cette année, le Néo-Brunswickois David Whittom s’est éteint après s'être trouvé dans le coma pendant sept mois. Puis le boxeur de Shawinigan Patrice L’Heureux a été retrouvé sans vie dans son chalet en octobre dernier.

«C’est une année difficile pour la boxe, déplore Lucas. David Whittom, Patrice L’Heureux, Adonis Stevenson se bat pour sa vie et maintenant Marcus Beyer est mort.»

«Le plus grand regret»

Lucas n’a jamais caché qu’il aurait aimé affronter Beyer une deuxième fois, chance qui ne s’est jamais présentée. Malgré l’ouverture des deux camps, ils n’ont jamais conclu d’entente pour qu’une prise 2 se matérialise.

«C’est un des boxeurs qui a le plus marqué ma carrière. On en parle encore aujourd’hui (du combat)», rappelle Lucas.

«Le plus grand regret que j’ai de ce combat, c’est de ne pas avoir eu de revanche»

Aux dires de Lucas, les deux hommes se sont revus depuis leur duel.

«On s’était recroisé dans un événement de boxe en Allemagne lorsque j’y suis allé avec Jean Bédard et Stéphan Larouche.  On a discuté un peu, sans plus. C’était un homme très discret, très simple», raconte-t-il avec une certaine nostalgie, lui qui ne semble pas complètement remis de sa défaite crève-coeur.

«Ça m’a fait quelque chose pendant longtemps. J’y ai pensé souvent. Je suis passé à autre chose, mais c’est venu souvent dans ma tête.»