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Jean-Charles Lajoie : «Il y a une limite à l’aberration»

Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

La première chronique officielle de Jean-Charles Lajoie au micro de Benoit Dutrizac à QUB radio s'est déroulée sous le signe de la réflexion.

Les deux hommes sont revenus sur les tristes événements de samedi, où le boxeur québécois Adonis Stevenson a dû être transporté d'urgence à l'hôpital après s'être fait passé le K.-O. au Centre Vidéotron .  

Lajoie a expliqué qu'à un certain moment dimanche, il s'est complètement isolé des médias sociaux.   

«À un moment donné, j'ai tout fermé ça. Il y a une limite à l’aberration. Des gens sans trop réfléchir déversent leur fiel. Ça devient un endroit où il est trop facile de déverser sa colère. Hier j’étais hypnotisé, prisonnier de mon téléphone intelligent.»   

Celui qui prendra les commandes d'une nouvelle émission à l'antenne de TVA Sports le 14 janvier prochain faisait référence aux gens qui rapportaient le passé criminel de Stevenson à l'avant-scène en ces moments difficiles où il se battaient pour sa vie.

L'état de santé du boxeur a été qualifié de «critique» durant une partie de la journée dimanche. Il s'est stabilisé depuis.   

«Hier, il y a eu des débordements. Des gens que je respecte beaucoup d'ailleurs [...] qui ont à mon sens un peu dépassé les bornes et d'autres qui s'en sont emparés également.»

«Au bout du compte, il ne faudrait pas généraliser. Comme si des gens avaient voulu se servir d'un ensemble de commentaires pour généraliser sur la condamnation sur les médias sociaux.»  

«Hier, il y a eu des débordements que je déplore. Y'a toujours ben une limite a souhaiter qu'un homme demeure légume.»  

Vous pouvez entendre l'entretien ici :

«Difficile à cerner»

Lajoie a rappelé qu'en dépit du fait qu'Adonis Stevenson «n'était pas son favori», le gros bon sens devait prévaloir en de pareilles circonstances.

«J’ai réalisé près d’une centaine d’entrevues avec des champions du monde de boxe dans ma carrière jusqu’à maintenant. Les sept ou huit fois où j’ai eu à interroger Adonis Stevenson, chaque fois je suis sorti de là mi-figue, mi-raisin, plutôt insatisfait de comment ça avait tourné.

«Beaucoup de faux-fuyants, c’est un gars qui essentiellement est insaisissable, difficile à cerner. Pas très émotif, pas très démonstratif de son émotion, comme s’il s’était fait une barrière pour ne pas exprimer profondément ses sentiments.»   

Ça n’empêche pas que quand il se produit un truc comme il s’est produit au cours du week-end, tu te dis: "ben voyons donc".»    

Jean-Charles Lajoie fera un commentaire chaque jour à Dutrizac 6 à 9 aux environs de 8 h 30 sur QUB radio.