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Geoff Molson: «Il fallait rester fort»

Geoff Molson: «Il fallait rester fort»

Renaud Lavoie

Publié 03 décembre
Mis à jour 03 décembre

En septembre 2019, Geoff Molson va célébrer son 10e anniversaire comme propriétaire des Canadiens et la plus grande tempête qu’il a probablement affrontée depuis qu’il est à son poste, c’était la saison dernière.

Son équipe avait beaucoup de difficultés à sortir la tête de l’eau et la pression était très forte pour qu’il effectue des changements majeurs.

Voyez l'entretien complet avec Geoff Molson dans la vidéo ci-dessus.

Lundi, j’ai rencontré Geoff Molson avant le début de la rencontre des gouverneurs de la LNH, à Sea Island en Georgie, et je lui ai demandé comment il a pu résister à cette pression qui semblait venir de partout.

«Ce n’est jamais facile parce que nos partisans nous connaissent très bien. Mais quand on a un plan à exécuter et qu'on y croit, c’est ce qui était important pour moi et c’est ce que j’ai fait dès le printemps dernier jusqu’à ce jour.

«Je crois en notre plan et en notre équipe, mais ce n’est jamais facile parce que l’objectif est de donner à nos partisans une bonne équipe.»

Des leçons importantes

Lorsqu’on regarde l’attitude des joueurs cette saison, on sent qu’il y a un vent de fraîcheur qui souffle. Ça vient avec l’arrivée de nouveaux joueurs et aussi de nouveaux adjoints à Claude Julien. Sans la «tempête» qui a frappé l’équipe la saison dernière, peut-être qu’il n’y aurait pas eu autant de changements.

Une chose est certaine: Geoff Molson soutient qu’il a appris beaucoup au cours des derniers mois.

«J’ai appris que la patience était très importante. Qu’il était important de suivre le plan en place et ne pas paniquer est aussi important. Il y a toujours des moments pour paniquer, mais au printemps dernier et durant l’été, ce n’était pas le moment. C’était le moment de rester fort et de suivre le plan.»

Tous avec le même objectif

Ça fait donc presque 10 ans que Geoff Molson est propriétaire des Canadiens. La dernière saison l’a évidemment fait grandir et je lui ai demandé comment il a progressé au cours des années: «Tu apprends à mieux gérer une équipe. Je mets de la pression sur mon directeur général (Marc Bergevin) pour bâtir une bonne équipe.

«Il y a des moments où j’étais près de lui, comme ce fut le cas au printemps et au cours de la saison estivale. On a passé beaucoup de temps ensemble, plus qu’à la normale. Mais à la fin de la journée, il doit prendre des décisions. Moi, je dois le supporter ou pas, et on doit vivre avec les conséquences.»

Lorsque Geoff Molson a décidé que son directeur général demeurait en place, c’était quelques jours avant la dernière date limite des transactions, et il fallait trouver une façon d’éviter les mêmes problèmes lors de la prochaine saison.

«Tout le monde autour de Marc était déçu de la performance de l’année passée et tout le monde s’est assuré qu’on commence en septembre avec une bonne équipe.»

Une ambiance différente

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour savoir si oui ou non les Canadiens seront des séries cette saison, mais une chose est certaine: les matchs sont beaucoup plus intéressants que la saison dernière parce que l’effort est constant. C’est ce qui plaît à Geoff Molson.

«C’est une équipe qui est excitante, rapide et jeune. Même si on perd un peu plus qu’on ne le souhaiterait présentement, on n’arrête pas de travailler, et ce n’est pas parce qu’on perd par deux buts qu’on arrête de jouer.

«On veut gagner et nos partisans sont engagés. C’est ce qui est le fun à voir. Je crois qu’on sera meilleurs dans les prochaines semaines et il ne faut pas oublier qu’il y a eu beaucoup de changements, incluant le personnel d'entraîneurs. Il fallait changer notre approche dès le début de la saison et c’est agréable à voir.»