Boxe

Stevenson dans le coma: le cerveau mis sur «pause»

TVA Nouvelles

Publié | Mis à jour

Les symptômes d’une violente commotion cérébrale n’apparaissent pas nécessairement tout de suite après un coup à la tête, comme en témoigne le cas d’Adonis Stevenson, qui reposait toujours dans un coma provoqué, dimanche.

Samedi soir, au 11e round du duel contre l’Ukrainien Oleksandr Gvozdyk, le boxeur québécois a reçu de violents coups à la tête avant de s’écraser au tapis.

Stevenson a mis un moment pour se relever, avant de se diriger de peine et de misère au vestiaire. Au sortir de la douche, il a été pris de puissants étourdissements. Il a ensuite été transporté à l’hôpital en ambulance parce qu’il présentait des symptômes importants, trajet au cours duquel il aurait perdu connaissance.

«Lors d’un coup à la tête, il y a toute une cascade neurochimique qui s’ensuit, donc c’est ce qui fait que les symptômes n’apparaissent pas nécessairement tout de suite après le coup», explique la neuropsychologue Katia Sirois, qui enseigne également à l’Université Laval.

Parfois, il faut jusqu’à 48 heures avant de voir apparaître les signes.

Ces symptômes traduisent qu’il «se passe quelque chose au cerveau, donc ça dit au médecin qu’il faut agir rapidement» parce qu’il a été touché. «Est-ce que ça va s’aggraver? L’avenir va nous le dire», indique Mme Sirois.

En attendant, les spécialistes misent sur le coma provoqué afin que les atteintes cérébrales ne fassent pas trop de ravages. «Provoquer un coma, c’est une façon de protéger le cerveau. C’est comme si on le met sur ‘’pause’’», illustre la neuropsychologue.

«Généralement, les médecins vont retirer tranquillement la médication qui provoque le coma pour constater quels sont les dommages et comment la personne va», poursuit-elle, confirmant que les prochaines heures sont cruciales pour celui qui a été champion du monde de boxe.