Phillip Danault

Photo : Phillip Danault Crédit : PIerre-Paul Poulin / JdeM

Canadiens

Apparences trompeuses

Publié | Mis à jour

Les Canadiens traversent assurément leur pire séquence de la saison. Défaits deux fois de suite à une seule occasion, voilà qu’ils viennent de plier l’échine à cinq reprises.

«Là-dessus, on a deux défaites en prolongation», s’est empressé de rappeler Phillip Danault, au terme de l’entraînement de vendredi.

«C’est une période plus difficile, mais on s’en va quand même dans la bonne direction», a-t-il ajouté.

Danault a raison... en partie. Lors de ces cinq revers, quatre fois le Canadien s’est incliné par la marge d’un seul but. De plus, il n’a pas accordé plus de trois buts à chacune de ses trois dernières défaites.

«C’est sûr qu’on a perdu cinq fois de suite, mais on ne joue pas si mal. On a tout le temps une chance de gagner. On est toujours dans le match, a lancé Jonathan Drouin, appuyant son coéquipier. Si on peut maintenir la même cadence que contre les Hurricanes...»

Du hockey de rattrapage

En fait, l’un des problèmes du Tricolore réside dans son inconstance. Il lui faut de plus en plus de temps pour se mettre en marche. Depuis le début de la campagne, il a accordé 30 buts en première période. Il n’y a que les Blackhawks (33) et les Sénateurs (31) qui ont fait pire. Plus les minutes s’écoulent, plus le Canadien s’améliore, comme en font foi ses 25 buts accordés en deuxième période et les 23 au troisième tiers.

«Parfois, on essaie trop tard, a convenu Danault. Resserrer notre jeu défensif dans les deux premières périodes et obtenir quelques bonds favorables en première et deuxième nous aideraient.»

Effectivement, jouer du hockey de rattrapage est rarement un gage de succès. Huit fois au cours des 14 matchs de novembre, les hommes de Claude Julien ont tiré de l’arrière au moment d’amorcer le troisième tiers. Il a perdu cinq de ces huit rencontres.

Deux matchs en 24 heures

Cela dit, les récents insuccès du Canadien l’ont fait glisser au classement. Le voilà rendu au 10e rang dans l’Association de l’Est. Le classement est si serré qu’il se retrouve à cinq points du septième échelon, mais également à cinq points du 16e et dernier.

Voilà pourquoi les deux matchs du week-end au Centre Bell, contre les Rangers samedi soir et les Sharks dimanche, revêtent une certaine importance.

«On doit renverser la situation, a déclaré Shea Weber, qui disputera son deuxième match de la saison. On doit continuer de faire les bonnes choses que nous faisons, mais il faut trouver une façon de gagner.»

Les Rangers occupent la huitième position dans l’Association de l’Est. Comme pour les Montréalais, on ne donnait pas cher de leur peau au moment d’amorcer le calendrier. D’autant plus que la direction des Blueshirts avait clairement annoncé à ses partisans qu’elle allait procéder à une reconstruction.

«C’est une équipe sous-estimée. Ils travaillent tellement fort», a fait valoir Danault.

Blanchie jeudi à Ottawa, la troupe de David Quinn n’a gagné qu’un seul de ses quatre derniers matchs. Ce n’est pas Henrik Lundqvist, mais bien Alexandar Georgiev qui défendra la cage new-yorkaise.

Claude Julien confirmera samedi après-midi qui de Carey Price ou d’Antti Niemi affrontera les Rangers. C’est également à ce moment qu’on saura si Paul Byron reviendra dans la formation après une absence de 14 joutes.

Fini, la cage

Nicolas Deslauriers devrait être à son poste... sans sa grille. Au cours des deux derniers jours, l’attaquant s’est entraîné avec sa demi-visière régulière.

«Ça fait du bien! On est en avance [sur l’échéancier], mais les médecins étaient tannés que je les achale avec ça. Ça fait trois semaines que je ne les lâche pas», a raconté Deslauriers.

«En plus, il fallait la donner à Juuls (Noah Juulsen)», a-t-il ajouté avec le sourire.

Comme il l’avait déjà indiqué il y a quelques semaines, Deslauriers n’aura pas peur de jeter les gants à nouveau. Même après cette mésaventure.

«J’ai hâte. Quand ça arrivera, je n’aurai pas de crainte. Je suis prêt.»