Quebec

Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Boxe

«C’est une grosse étape à franchir pour moi» - Oleksandr Gvozdyk

Publié | Mis à jour

QUÉBEC - C’est un Oleksandr Gvozdyk calme, posé et respectueux qui affronté les journalistes québécois pour la première fois, jeudi matin.

L’Ukrainien (15-0, 12 K.-O), qui est l’aspirant obligatoire d’Adonis Stevenson, est très conscient de ce qui l’attend dans le ring du Centre Vidéotron samedi soir.

«C’est une grosse étape à franchir pour moi, a mentionné Gvozdyk. C’est un gros défi contre un adversaire de gros calibre. C’est un gros cogneur.

«Je devrai être concentré du début à la fin. Je sais ce qu’il fera et je suis prêt pour ce qu’il me présentera.»

Au cours de son ascension, il a battu des adversaires connus au Québec: Yunieski Gonzalez et Tommy Karpency. S’il a démoli le premier, il a visité le plancher contre le deuxième avant de l’emporter.

«Je ne peux pas comparer Stevenson avec mes autres adversaires sauf peut-être Karpency parce qu’il était gaucher, a souligné Gvozdyk. Je sais que je suis allé au tapis contre Karpency, mais ça fait partie de la boxe. Je n’étais pas assez concentré quand c’est arrivé. Un coup que je n’ai pas vu arrivé.

«Une erreur que je ne pourrai pas me permettre samedi.»

Certains sites de paris mettent le protégé de Top Rank comme le favori dans son combat contre Stevenson. Toutefois, ça ne lui fait pas un pli sur la différence.

«Je ne pense pas à ça. Ça ne veut rien dire. Je me concentre sur ce que je dois faire et pas sur les preneurs aux livres», a souligné l’aspirant qui pourra compter sur l’appui des champions Vasily Lomachenko et Oleksandr Usyk qui seront présents dans les premières rangées sur le parterre.

Les louanges d’Atlas

Lorsqu’il était analyste sur les ondes d’ESPN, Teddy Atlas n’avait pas la langue dans sa poche. Il était souvent controversé dans ses commentaires sur l’actualité de la boxe. Toutefois, il a démontré beaucoup de respect à l’endroit de Stevenson.

«Adonis a un immense talent et il a démontré beaucoup de coeur quand ce fut nécessaire, a indiqué l’entraîneur de Gvozdyk. Quand un champion va au plancher et qu’il revient en force pour remporter son combat, c’est un signe important.

«Il est né avec une puissance inouïe et il possède une meilleure technique que les gens pensent. Il sait comment préparer ses coups de puissance. Sa portée est aussi un aspect qui est sous-estimé chez lui.»

Atlas a été embauché par Gvozdyk il y a plusieurs mois, mais il a pu travailler avec poulain pendant huit semaines.

«J’espère qu’on a eu assez de temps, a ajouté celui qui a déjà dirigé Mike Tyson au cours de sa glorieuse carrière. Je crois que j’ai pu faire mon travail correctement et qu’Oleksandr pourra le démontrer lors du combat.»

Deux mois, c’est très court comme délai lorsqu’un entraîneur désire changer des aspects importants dans le style d’un boxeur. On l’a notamment constaté lorsque Jean Pascal avait décidé de faire confiance à Freddie Roach pour sa préparation du deuxième combat contre Sergey Kovalev. Le résultat avait été désastreux.

Est-ce que Teddy Atlas a réussi à concocter la bonne recette pour venir à bout de Stevenson ? On le saura vers 20h samedi.

Artur Beterbiev devrait remonter sur le ring, le 23 février, à un endroit qui n’est pas encore déterminé. Il doit affronter Joe Smith fils pour la deuxième défense de sa ceinture IBF. Yvon Michel a confirmé que c’était la date proposée par Matchroom Boxing, mais que toutes les parties impliquées attendent la réponse du champion.