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Adonis Stevenson est toujours affamé

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Adonis Stevenson n’est pas le type de champion qui s’assoit sur ses lauriers. Même s’il en sera à la 10e défense de son titre WBC des mi-lourds, il est encore aussi affamé qu’au début de son règne.

Le champion québécois (29-1-1, 24 K.-O.) a adopté une philosophie bien à lui depuis qu’il est champion du monde. Il se prépare pour chaque combat comme s’il n’avait pas de ceinture autour de sa taille.

«C’est facile de devenir champion, mais c’est une autre paire de manches de le demeurer, a indiqué Adonis Stevenson après sa conférence de presse jeudi. Quand je suis devenu champion, j’étais affamé.

«Pour demeurer dans cet état d’esprit, je remets les compteurs à zéro à chacune de mes défenses. Je ne dors pas sur mon titre comme c’est le cas de certains champions. Je prends le même chemin qu’à l’époque où j’étais aspirant. Je me prépare comme si c’était ma dernière chance.»

Contre Gvozdyk, il a un bon dossier entre les mains. C’est un ancien olympien qui lance un gros volume de coups. Cette fois, il est dur pour les observateurs de décrier la qualité de l’adversaire de «Superman».

«J’ai appris qu’il va toujours y avoir des critiques. Certains vont dire que Gvozdyk est un débutant notamment, a souligné Stevenson. Par contre, je ne m’occupe pas de ces commentaires.

«Je me suis préparé en fonction de passer un message au reste de la division des mi-lourds. Je serai prêt pour 12 rounds si c’est nécessaire. Si ça finit plus tôt, ce sera tant mieux.»

Une routine similaire

Pour la première fois depuis plusieurs années, Stevenson montera sur le ring au début de la soirée. Son duel est prévu pour 20h sur les ondes de Showtime.

«Ça ne change pas grand-chose à ma routine d’avant-combat, a mentionné «Superman». Je dois me battre, et ce, peu importe l’heure. Le seul changement que je vois est l’heure de mon dernier repas.

«Je vais manger plus tôt afin d’avoir le temps nécessaire d’avoir une bonne digestion. J’aime me sentir léger avant de monter sur le ring.»

Samedi, il pourra compter sur la présence de sa conjointe qui vient de donner naissance au premier enfant du couple dans les dernières semaines. Pour ce qui est de la petite Adonia, elle a fait une présence remarquée à la conférence de presse.

«Le fait qu’elles soient là apporte ma motivation à un autre niveau», a indiqué le boxeur de 41 ans.

Le mystère des partenaires

Comme c’est le cas à chacun de ses combats, Stevenson n’a pas voulu parler de ses partenaires d’entraînement qui l’ont aidé pendant son camp d’entraînement. Comme c’est toujours le cas, Aaron Pryor faisait partie du groupe, mais c’est le seul nom qu’on a pu obtenir de sa part.

«Je ne peux pas répondre à cette question et on a tenté de limiter les fuites au maximum à ce niveau», a souligné Stevenson.

Par contre, il a bien voulu parler de ses méthodes d’entraînement que son garde du corps Éric Deshaies compare à celles de Sylvester Stallone dans le film Rocky IV.

«La clé pour avoir du succès, ce sont les entraînements traditionnels. Je suis un old timer et j’aime opter pour la simplicité.»

Le patron de Top Rank Bob Arum n’était pas présent à la conférence de presse. Son vol a été annulé à la dernière minute, mais il est arrivé en fin de journée à Québec. La compagnie américaine était tout de même représentée par Carl Moretti.