Canadiens

Weber: cinq raisons de célébrer

Publié | Mis à jour

Les partisans du Canadien de Montréal peuvent souffler un peu: le vétéran Shea Weber effectuera un retour au jeu mardi, ce qui aidera une brigade défensive pour le moins poreuse et visiblement à court de solutions.

Ceux qui sont exaspérés d’assister aux gaffes répétées des David Schlemko, Jordie Benn et Karl Alzner ont de quoi se réjouir, d’autant plus que la présence de Weber a signifié l’envoi d’Alzner au ballottage, lundi.

Toutefois, le capitaine du Tricolore pourra-t-il ramener son équipe sur la bonne voie après qu’elle eut perdu ses quatre matchs de la dernière semaine? Sera-t-il à son mieux dès ses débuts en 2018-2019? Rien n’est moins sûr.

En revanche, Weber solidifiera un groupe ayant concédé 81 buts, soit le cinquième plus haut total de la Ligue nationale de hockey (LNH) avant les matchs de lundi.

Ainsi, sans que cela constitue une garantie de victoire, le numéro 6 appuiera son gardien Carey Price – ou Antti Niemi à l’occasion – quand ça chauffera à l’intérieur du territoire du Canadien.

Voici donc cinq raisons de sourire à l’idée de revoir en action le meilleur arrière du Bleu-Blanc-Rouge.

-Weber est le capitaine

D’abord et avant tout, chaque équipe de hockey a besoin de son capitaine pour rassembler les troupes et au plan du leadership, Weber comblera un besoin. Le Canadien se trouvait sans joueur avec la lettre «C» sur son chandail depuis la transaction ayant envoyé Max Pacioretty aux Golden Knights de Vegas en septembre.

-Un mangeur de minutes

Avec Weber dans la formation, c’est un temps d’utilisation garanti d’au moins 20 minutes par soirée. En 2017-2018, il a disputé 26 parties et son total le plus bas pour un match fut de 21:12. En plus des amateurs du CH, Jeff Petry sera certainement très heureux de le voir en uniforme, puisque Petry a sué à grosses gouttes récemment, ayant passé presque 34 minutes sur la glace il y a une semaine, face aux Capitals de Washington.

-Un mur

Même si un tir bloqué durant le duel inaugural de la campagne 2017-2018 a été à l’origine de ses ennuis au genou, Weber demeure le principal rempart des gardiens du Tricolore. Il a toujours figuré parmi les meneurs du circuit Bettman pour le nombre de lancers parés. À sa première saison à Montréal, il en avait repoussé 157, soit le plus haut total chez le Canadien et le 21e de la LNH.

-Le spécialiste

Toujours reconnu pour son lancer frappé percutant, Weber est un spécialiste de l’avantage numérique. Et tous savent que le jeu de puissance du Canadien en arrache. Avant les affrontements de lundi, Montréal occupait le 30e rang de la ligue avec un pourcentage d’efficacité de 12,7 %. Or, son capitaine a marqué 94 fois avec un homme en plus durant sa carrière. Rien à dire de plus.

-Combler les trous

Malgré toute la bonne volonté de ses joueurs, le Canadien peine depuis le début de novembre, puisque sa défense ressemble à un gigantesque fromage suisse. Weber pourrait venir au secours d’un club ayant affiché une moyenne de buts alloués de 3,38 et concédé 32 tirs par match durant le mois.