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Les Remparts bousillent une autre avance

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Les jours se suivent et se ressemblent pour les Remparts. Comme vendredi face à Val-d’Or, les Diables rouges menaient 2 à 1 après 40 minutes de jeu, dimanche, mais ils ont été incapables de conserver leur avance pour finalement s’incliner en prolongation, cette fois 4 à 3 en tirs de barrage, face à l’Armada de Blainville-Boisbriand.

La troupe de Patrick Roy avait même repris les devants 3 à 2 après que l’Armada eut créé l’égalité au troisième tiers. Cependant, un but d’Antoine Demers avec 2 min 35 s à faire à l’engagement a ramené tout le monde à la case départ.

«C’est frustrant»

Les deux équipes ont chacune profité d’un avantage numérique lors de la période de prolongation, mais en vain. C’est finalement Rémy Anglehart qui a fait la différence lors de la quatrième ronde de la séance de tirs de barrage.

«Je pense que le bon mot, c’est “frustrant”. Vraiment. Vendredi [contre Val-d’Or], c’est un tir qu’on aurait pu bloquer de plus. Aujourd’hui, les gars ont été incroyables en désavantage numérique, ils ont bloqué beaucoup de lancers, mais c’est une petite erreur d’inattention qu’on aurait pu éviter et on s’en allait avec la victoire. C’est plate et frustrant », a mentionné le gardien Dereck Baribeau, qui a été testé à 39 reprises par les joueurs de l’Armada, dimanche, à son deuxième match depuis son retour d’une blessure à la main.

«C’est une question de "focus". Je ne veux blâmer personne, ce n’est pas mon rôle, mais c’est vraiment ça, a-t-il ajouté. Il faut être concentré à faire nos jeux en défensive. Quand on prend l’avance contre une équipe comme l’Armada, qui peut revenir à tout moment, il faut exécuter ces petits détails-là.»

Marquer des buts

Autant du côté de Baribeau que du défenseur Étienne Verrette, de retour après avoir raté deux matchs en raison d’une blessure au cou, on s’entendait pour dire que les Diables rouges doivent corriger certains «petits détails».

L’entraîneur Patrick Roy n’était pas en désaccord avec ses joueurs. Encore dimanche, des erreurs ont coûté cher aux Diables rouges. Sur le deuxième but, les Remparts ont effectué un mauvais changement qui a permis à l’Armada de marquer. Puis, ils ont été incapables de sortir la rondelle du territoire en fin de troisième sur une séquence qui allait finalement mener au but égalisateur de Demers.

Mais tout ça, c’est bien beau. Il reste qu’au hockey, il faut marquer plus de buts que l’adversaire pour gagner.

«Une équipe bourrée de talent n’a peut-être pas autant besoin que nous d’être parfaite dans sa gestion du match. De notre côté, on n’a pas vraiment le choix, on doit être excellent, car on ne marque pas beaucoup de buts. Il faut être capable de jouer des matchs serrés et, quand on est impliqué dans ce genre de rencontre, la moindre erreur peut profiter à l’adversaire, a reconnu Roy. C’est sûr que de la mettre dedans, ça aiderait.»

Un week-end satisfaisant pour l’Armada

L’entraîneur de l’Armada, Bruce Richardson, était de bonne humeur après la rencontre de dimanche.

C’est que son équipe venait de livrer une belle performance alors qu’elle en était au troisième match d’une séquence de trois en trois dans l’est de la province. Après une défaite à Rimouski, vendredi, l’Armada a vaincu les Saguenéens de Chicoutimi 3 à 0, samedi, avant de venir jouer les trouble-fête devant 11 466 spectateurs au Centre Vidéotron, dimanche.

«On va dire merci à Stéphane Dubé [le préparateur physique de l’équipe], qui garde nos gars en forme. La semaine passée, j’étais un peu inquiet parce qu’on a poussé nos gars pas mal, avec trois entraînements intenses. Je me disais que ça pourrait peut-être faire mal, mais, finalement, ça nous a donné de l’énergie. Ce qui a aidé lors du trois en trois, c’est que nos quatre lignes ont contribué, ce qui nous a permis d’utiliser tout le monde. Quand tu n’as pas à surtaxer certains joueurs, ça fait la différence dans des moments critiques comme ce soir [dimanche]», a-t-il expliqué.

Identité d’équipe

Même si sa formation tirait de l’arrière, avec un pointage de 2 à 1 après 40 minutes de jeu, le pilote n’a pas eu à faire trop d’ajustements, a-t-il mentionné.

«On avait du succès, on provoquait des choses, mais on ne jouait pas assez à l’intérieur des points de mise au jeu. Après deux périodes, on n’avait que quatre tirs dangereux. La dernière fois que j’ai regardé, le but se trouvait entre les deux points de mise au jeu. Donc, si tu veux gagner, tu dois pénétrer à l’intérieur. En troisième, on l’a bien fait, et le but de Demers en est un bon exemple.»

L’Armada vivait des moments difficiles avant d’entamer la récente séquence. Pour Richardson, ses joueurs ont simplement recommencé à jouer selon l’identité de l’Armada, et c’est ce qui explique les succès du week-end.

«Ça allait moins bien depuis quelques semaines. On a ajusté des choses dans l’identité d’équipe et, en fin de semaine, on a joué de la manière dont l’Armada devrait jouer. On a fait preuve de courage et de caractère, on a écoulé un quatre contre trois [en prolongation] et on est allés chercher le but qui fait la différence, en tirs de barrage.»