F1

Lance Stroll : «On avait la pire voiture du plateau»

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Vingtième et bon dernier la veille en qualifications, Lance Stroll avait déclaré qu’il s’attendait à terminer à cette même position au Grand Prix d’Abu Dhabi.

Mais, c’est plutôt au 13e rang qu’il a rallié l’arrivée pour cette dernière course disputée au volant d’une Williams.

Fidèle à son habitude, le jeune pilote montréalais a connu un bon départ pour se hisser à la 15e place après que la course eut été neutralisée par l’accident de Hülkenberg.

«J’ai été très satisfait de mon premier tour, où j’ai pu gagner quelques places, a expliqué Stroll. Je suis aussi heureux d’avoir devancé une McLaren [celle de Stoffel Vandoorne] et la Williams de mon coéquipier [Sergey Sirotkin] à l’arrivée. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à dire.»

Critiques virulentes

Maintenant libéré de son contrat avec Williams, Stroll n’a pas manqué de lancer quelques flèches à son ancien employeur, ce qu’il avait évité de faire, du moins de façon aussi virulente, avant la conclusion de la saison.

«De loin, on avait la pire voiture du plateau, s’est-il exclamé. Elle a été mal conçue à l’origine, et jamais on n’a été en mesure de la faire progresser. Je ne peux pas dire que je me suis amusé cette année.»

Après la course, Stroll n’a pas voulu répondre franchement aux questions qui lui étaient adressées concernant son avenir en F1.

«Williams a confirmé ses deux pilotes pour l’an prochain, et mon nom n’y figure pas, a-t-il fait savoir. J’imagine que je vais aller courir ailleurs.»

Or, c’est à bord d’une monoplace de l’écurie Force India (rebaptisée Racing Point Force India depuis que son père, Lawrence Stroll, et des partenaires d’affaires en font fait l’acquisition en août dernier) qu’il entreprendra, en mars prochain, sa troisième saison en F1.

Dès mardi en essais privés

Stroll et plusieurs autres pilotes qui changeront d’écurie en 2019 vont profiter des deux jours d’essais privés organisés par le fournisseur de pneus Pirelli, mardi et mercredi, à Abu Dhabi, pour se familiariser avec leurs nouvelles équipes.

Il a été prévu que le Montréalais pilotera la voiture mardi après-midi (laissant le volant en matinée à son futur coéquipier, le Mexicain Sergio Perez) et toute la journée de mercredi.

Outre Stroll, Kimi Räikkönen (passant de Ferrari à Sauber), Charles Leclerc (passant de Sauber à Ferrari) et notamment Carlos Sainz fils (passant de Renault à McLaren) vont aussi découvrir leur nouvel environnement.

La pression sur Bottas

Plutôt brouillon cette année, lui qui n’a pas remporté de victoire (contre trois l’an dernier), Valtteri Bottas devra mettre les bouchées doubles l’an prochain pour conserver sa place chez Mercedes en 2020, en sachant qu’un certain Esteban Ocon, qui se retrouve sans volant pour 2019, sera prêt à prendre la relève.

Le Français a peut-être connu une fin de saison controversée (son accrochage avec Max Verstappen au Brésil fait encore jaser), mais l’écurie allemande, qui le soutient depuis plusieurs années déjà, a fait de lui son pilote de réserve l’an prochain. Le message est on ne peut plus clair.

Lewis Hamilton est le tout premier pilote de l’histoire à atteindre la marque des 400 points en une seule saison. L’exploit est certes remarquable, mais il y a deux nuances à apporter. Il fut une époque en F1 où la saison ne comportait qu’une quinzaine de courses (parfois moins), et où le système de points (9-6-4-3-2-1) ne récompensait que les six premiers à l’arrivée.